24-05-2013 16:11 - Forte canicule à Nouakchott : La plage dans les esprits des Nouakchottois
Après une avalanche de fraicheur pendant le mois d’avril, les Nouakchottois connaissent depuis quelques temps une forte canicule qui les pousse à déserter la ville et à se réfugier à la plage. Reportage.
Il 12 heures précises. Le soleil est au zénith tapant ses rayons sur la ville engendrant une forte chaleur qui bouleverse le quotidien des Mauritaniens. Couvert du pan de son boubou, voile sur la tête ou bien un objet voire même sous un arbre, les Mauritaniens dans les principales artères de Nouakchott tentent avec tous les moyens du bord pour s’abriter de la boule chaude.
Une journée propice en cette période de chaleur où il fait excessivement chaud à Nouakchott et environs pour fuir la canicule remplir la plage. Sans s’abriter comme tout le monde devant les feux rouges, les mendiants se faufilèrent entre les voitures à la recherche de l’aumône.
Devant les embouteillages monstres, les machines des voitures créent un vacarme assourdissant et augmentent le calvaire des Nouakchottois. Devant le marché des portables communément appelé « Nokhta Sakhina », malgré cette forte chaleur le regroupement des vendeurs et des clients est toujours important.
Lunettes de soleil sur les yeux, de la sueur coulant sur ses Joux, Aida la trentaine cherche à la va-vite un chargeur de Nokia pour filer à la Maison. « Je me précipite pour avoir un chargeur et retourner à la maison car des amis m’attendent à la maison pour partir à la plage jusqu’au soir » souligne-t-elle. Sous son parasoleil visiblement accablé par la chaleur, Mohamed se lamente : « si je pouvais, je ferais ce que vient de dire la dame, c’est-à -dire aller à la plage.Peut être d’ici 16 heures Dieu va nous envoyer la brise de la mer et la température chutera. Je laisse entre les mains de Dieu »
Enturbanné, des cartes de recharge dans les mains, Moussa au bord de la route suffoque : « je suis obligé de rester sous le soleil pour avoir mon gagne-pain. » surveillant une voiture qui s’arrête à un mettre de lui. De temps en temps d’un geste nonchalant, Moussa avec sa main enlève la sueur de son front.
A paquet de maison de la mosquée Arabie saoudite, un trio de jeunes garçons attendent impatiemment un taxi au bord de la route pour la plage : « après nos cours à la faculté, nous avons décidé de partir à la plage pour profiter de l’air frais afin d’échapper à la canicule qui s’abat sur la ville. D’habitude, on a l’habitude de partir tous les vendredis mais avec cette forte chaleur c’est quasiment impossible » constate Youssouf Guègue, étudiant littéraire.
Sortant de sa maison, Ahmed Moktar, haut fonctionnaire de l’Etat lance : « je suis venu prendre quelque à la maison et dire à la famille de se préparer après le boulot, on fera un tour à la plage l’histoire de fuir cette canicule qui sévit ». « C’est vrai qu’il fait excessivement chaud mais cette canicule je pense annonce l’arrivé dans peu de temps des premières gouttes de pluie de la période de l’hivernage » ajoute-t-il.
Cheikh Oumar NDiaye
