06-02-2015 14:51 - Kaédi, ma ville: pourquoi les gens ont changé*.

Kaédi, ma ville: pourquoi les gens ont changé*.

Cheikhna Gaouad - Nous sommes arrivés a Kaédi en ce mois d'octobre 1965, j'étais entré dés notre arrivée à l'école dont le Directeur Mr Kane Amadou Moctar, instituteur de son Etat, était un ami de mon père et était de la même promotion à l'entrée en 6ème au cours normal de Boutilimit.

J'ai eu à avoir des amis de la première heure: Ely O El Haj, Aboubecrine o Khourou, Babya et son jeune frère Zeini. Mais il y avait aussi Abdallahi O Mone, celui qui devait nous apprendre tout ce qui pouvait être répréhensible pour des mômes de notre âge.

Très vite le cercle des amis va s'agrandir tous azimuts: Ba Alhousseinou, le neveu du directeur, les enfants de Mr Mbaye Abdoul Karim l'autre directeur de l'école des filles, Diagana Tidjane Django….

Il devait y avoir deux ou trois années plus tard Nagi O kehel, sa sœur Yaye puis qui devaient entrer dans le cercle immédiat de la famille. Quelque part, dans ce qui allait, au départ, être pour nous difficilement accessible, il y avait Gataga et les éternels nuits blanches de Tiali Diaka.

Les rumeurs, il y en avait. Quelques fois, on nous faisait croire à un certain cheval blanc… certes imaginaire..Il aurait 3 pattes et une très très très longue crinière et d’aucun lui auraient imaginé une corne sur le front.

Un peu plus loin, au delà de la zone inondable, il y avait, ce qui nous paraissait nous, petits maures, fils de fonctionnaires, craintifs de je ne sais quoi, Touldé. Il fallait passer par Gataga, Synthiane Samba Thillo, contourner les flaques d’eau quelques fois crasseuses...

Des bords de cette rive droite du fleuve, de grands arbres, que mon père garde forestier à ses débuts, me convainc d'appeler fromagers. Je resterai hésitant sur le nom jusqu'a ce que je découvre, plus tard, dans une dictée de Mr Sanghott Ousmane Racine, qu'il s'agit d'un arbre et que ces homonymes n'avaient rien de commun.

Tout semblait absolument paisible. Les boutiques des Chaitou, le cinéma Bataclan des Bousfia, le marché de Kaédi, la commune de feu Youssouf Koita. Les Koita fils et filles allaient être pour moi des amis, des frères et des soeurs: Tidjane, Jeyllani, Binta... Je ne m'attarderai pas sur les uns plus que les autres, puisque ils ont été plus que des frères.

Ils sont nombreux, ceux qui dés les premiers jours de notre séjour allaient compter parmi les plus chers. Leurs images défilent toutes dans ma tête sans priorité, sans que je puisse accorder plus d'intérêts aux uns plus qu'aux autres.

Il y a eu Sow Samba dit Abdoulaye, Djiby et la famille Doro Sow. Il y aura les Youssouf Diagana fils: mon ami Salatou et mes grands frères Moussa et Djime ainsi que les plus jeunes dont Toka.

La ville était en état d'alerte quand les sons des sirènes du Bou El Mogdad retentissaient. C'était la joie. Il fallait passer à coté du jardin administratif. Ce grand jardin, situé le long du fleuve et non loin du débarcadère.

Le bateau était, à mes yeux, un très grand bâtiment. Tout ce qu'il y avait de grandiose. De superbe. De fascinant. Le brouhaha. Les allées et venues des femmes, des hommes, des sacs de riz et de légumes; quelque homme en tenue blanche et des galons jaunes dorés sur les épaules portait une pile de documents, des journaux.

Les arrivées du "Bouel" étaient des moments d'euphorie. Il n y avait guère de contrôles aux frontières; il y avait pourtant deux Etats, des polices, deux frontières et pourtant des populations imbriquées et peu soucieuses des tractations de quelques intellectuels véreux à Nouakchott et Dakar.

A Kaédi, il n y avait de place que pour la joie et les rares moments d'inquiétude étaient que tous les soirs on devait, immanquablement voir les maisons blanches recouvertes, d'une épaisse couche noire. Noire de moustiques. Eh! Oui!

Que de moustiques! Nous devions manger tôt et nous coucher tôt. Et pourtant, insouciants et rebelles, nous osions quitter nos moustiquaires, ces petites prisons pour aller je ne sais où. Il fallait rester à coté du "canon" , cette espèce de vestige de monument colonial, toujours en place, au dessus de notre maison, sur le site de la maison "coloniale" du Commandant de Cercle.

En tout cas, les gamins que nous étions, étaient peu soucieux des moustiques et de leurs conséquences. Nous devions, tous dans la famille, être des paludéens. Même mon frère aîné qui disait ne pas en sentir les piqures, allait en subir les graves conséquences. Un neuro-paludisme devait, plus tard, être à l'origine d'un prématuré départ.

Nos soirées étaient chargées, blanches; nous n'observions pas que nous avions des différences de couleurs de peau, de langues ou quoi que cela soit d’autre. Je ne sais même pas si nous n’avions pas une langue à nous spécifique dans laquelle on se retrouvait bien.

Loin, quelque part au sud-est du Canon, dans le silence de la nuit, on entendait les eternels tam-tams de Thialy Diaka. Ces bruits cadencés et bien agencés faisaient danser.

Pourtant tout à côté des amis pouvaient dormir, semblent-ils : les amis tels que Sow Amadou Moctar l'espiègle, Abdoulaye Wagué le petit bout d'homme qui voulait être le grand frère de tout le monde, malgré sa taille, son gabarit et son poids. Les frères jumeaux Diagana Ousmane et Aliou et Diagana Tijdane Django et Wague Django et le Kaou Diakité qui lui avait toujours un prefet dans sa tête, étaient eux aussi des amis de classe.

Plus tard, d'autres groupes d'amis venant de l'intérieur du Cercle du Gorgol devaient nous rejoindre au collège. Ils venaient de M’Bout, de Mounguel de Maghama et de Lexeiba et de Civé. Nous les sabotions de tous les sobriquets. Un certain Athié Abdoul Wahab, venant de Lexeiba, devait subir les joutes sarcastiques du petit Abdoulaye Wagué.

Son oncle Kane Mohamed Abdallahi, plus serein et beaucoup moins turbulent, venait du même gros village et nous lui reconnaissions cependant une petite aisance car on connaissait bien les camions de « Aliou Yero Baba Kane Transporteur Lexeiba » . Il y a vait aussi mon ami et « promo » Toumany Diakité, le fils de « Madame Nianankoro née Fanta, transporteur à Kaédi ».

Ablaye Wagué disait que le tout jeune Athié, venant tout frais de Lexeiba, voyant le Coca Cola, la première fois, s'intriguait de l'existence du café frais et glacé. Quoique cette histoire ait été révélatrice de nos entremêlements, elle continue d'être un gage de notre singulière familiarité et de notre solide amitié.

Je devais apprendre beaucoup plus tard que certain d'entre nous devaient verser dans un extrémisme qui n'était pas de leur nature. Ce que je n'ai jamais accepté et mes amis aussi.

Mes amis, n'ont jamais éprouvé le moindre sentiment de défiance ou de méfiance vis a vis de moi. Il faut dire que j'éprouvais les mêmes sentiments vis a vis d’eux.

C'était ça la ville de Kaédi; il n y avait de place que pour le bonheur; le bonheur cru et sincère. Souvent pendant ces terribles chaudes journées, on devait jouer au "zero-li"; ce jeu consistait a mettre un bout de bois dans une petite échancrure dans le sol, qu'il fallait lancer le plus loin possible par un autre bout de bois et l'adversaire se devant de le capter avant qu'il ne tombe à terre.

En fait tout nous occupait. Les moments de joie étaient les plus fréquents. Notre insouciance de la chaleur, des moustiques et de tout était de rigueur. Nos instants de bonheur étaient dominants. Il y avait toujours une ambiance de kermesse.

Seul le jour de la fête de l'indépendance apportait plus que les autres jours. Nous étions, par école, habillés de la même manière. Il n y avait pas de plus riche ni de plus aisé.

Nous étions, tous et sans exception, comme des pupilles de la nation. Et il y avait l'ordre et la discipline. Les maîtres des écoles étaient sereins et pleins d'enthousiasme, convaincus de ce qu'ils faisaient et solennels.

En ce 28 novembre 1966, Mr Kane Amadou Moctar directeur de l'école 1, Abdoul Touré, le majestueux et un certain Alioun Traore (actuellement fonctionnaire international à l'UNESCO) enseignant à l'école 2, étaient fiers de montrer leurs cohortes d'enfants, habillés de chemises blanches à barrettes, ouvertes sur les côtés et de pantalons "laisse-tomber" noirs.

Tout le monde chantait et chantait juste. Les enseignants aussi. Sauf Mr Kane, qui affichait toute son autorité dans un silence d'Alfred de Vigny: "seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse".

En ce jour, c'est une ambiance festive de tout premier ordre. Les jeux étaient multiples et l'après midi il y avait la course des pirogues qui intriguait par sa dangerosité et par l'engouement et l'engagement des protagonistes: les véritables "gens de l'eau" (thiouballow) acceptaient difficilement les défaites dans ces moments et ils devaient faire usage de toutes leurs forces « occultes ».

Il y avait aussi la course des chevaux. C'était fantastique.

Sow Colly était maître. Un certain Ndongo aussi. Il y avait des matchs de Basket avec Grand Lo et les autres: Samba Gambi, et d'autres illustres basketteurs .... Tout cela était merveilleux. Nous étions subjugués par tant de joie, tant de hilarité ambiante. C'était comme si tout le monde était contraint d'être content, de l'afficher, de l'arborer... Le merveilleux dans tout ce qui nous entourait c'est que tout semblait comme un eternel et paradisiaque moment, infiniment agréable...

A suivre…..

Cheikhna Ould Gaouad
Kaedien de coeur



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Commentaires (24)

  • tidjaneW (H) 12/02/2015 20:36 X

    Merci! Père @CheikhnaGaouad, pour ce beau témoignage. Ton fils (Tidjane Wagué)

  • DEBELLAHI (H) 08/02/2015 20:58 X

    Suite... Il relate avec un talent remarquable, une sincérité perceptible, et une épatante nostalgie, comment ils avaient vécu, en parfaite symbiose, dans " son Kaedi" à tous. Kaedi, tel qu'il est décrit, est un modèle réduit de la Mauritanie plurielle, avec ses mauretaniens et ses noiretaniens. Pourquoi ont-ils changé ? Nous le saurons dans la suite que C Gaouad va nous livrer. Quand il prome il fait.

  • DEBELLAHI (H) 08/02/2015 20:21 X

    Une verve qui dévoile au grand public une volubilité que ne connaissaient que les privilégiés. Une double-leçon : écriture et patriotisme. L'écriture avec la maîtrise du verbe et la pertinence des idées assorties de la profondeur des convictions. C.Gaouad est un exzmple du savoir et du valoir. Il sait rendre la langue de Molière irrésistible à l'écr it et envoutante au parler. Le patriotisme par cette amorce de plaidoyer pour l'unité nationale. C Gaouad, tel que que je le connais, et comme il l'exprime ici, respecte les parti ularités mais refuse les particularismes.

  • socrate (H) 07/02/2015 21:48 X

    Finalement la Mauritanie a existé à un certain moment de notre histoire. Il nous importe de réfléchir à comment la faire revivre. Quand on s'écoute on s'entend. Il faut mettre fin à la fracture inter collait aire et la Mauritanie sera le pays où il fera le plus bon vivre.

  • abdou35 (H) 07/02/2015 17:46 X

    Adiekodda, votre commentaire: “À votre avis , ce changement est né dans cette ville ou venue d'ailleurs . Qui sont les vrais responsables” n’est pas a sa place. Cet aimable,ce prodige, ce frère Cheikhna nous décrit tout simplement et sincèrement comment nous étions et au delà comment nous devrions être.Il l’a fait avec style et brio,s’il l'avait fait autrement nous n’aurions pas tant aimé, tant vibré… Qu’ Allah te garde mon ami Cheikhna et qu’il nous préserve des ignorants qui nous gouvernent depuis 1978.AMIN. MERCI PORTAIL CRIDEM pour cette publication.

  • emancipation (H) 07/02/2015 14:46 X

    Chers freres internautes, J'ai lu et relu l'ecrit de Gaouad et passé en revue tous les commentaires qui temoignent , si besoin est, que tous les Mauritaniens sont prets a vivre ( revivre) en parfaite symbiose, comme avant. Je sais que mes compatriotes de la vallee ont connu sur les mains de mes semblables les pires atrocites et la pire de celles-ci est de les avoir diabolises aux yeux du Maure lambda, pour leur refuser le droit a l'alterite. Les maux de ce pays sont dus aux tiraillements sur des questions identitaires du genre est on Arabes, Berberes, Negro-Africains, nous ne sommes rien de tout ca, nous sommes avant tout Mauritaniens, egaux ( en principe) et les gens de la vallee et du Nord doivent comprendre cela, on n'a que ce pays, et pour savoir que sommes singuliers uniques, il faut voir du cote du Maroc, Nord Mali, Nord Senegal qui sont tous nos cousins, du reste, vous verrez que la touche Mauritanienne est marquee et marquante.

  • sidi009 (H) 07/02/2015 12:41 X

    Un réel morceau d'amour patriotique qui en ravive de nombreux autres , à fleur de peau , si j'en crois les commentaires de mes compatriotes de la vallée dont la réaction prouve combien ils sont prêts , eux aussi , à aimer d'autres cheikhnas Ould Guewad .Ceci dit , bravo! Cheikhna .! Tu es bien le digne fils de ton père qui aimait tout le monde, et qui était adoré par tous .

  • beydutam (H) 07/02/2015 03:44 X

    Ce texte de Cheikhna Ould Gaouad, peut être qualifié d'universel mauritaniennement parlant. Voilà l'ambiance dns laquelle nous vivions à l'époque dans toutes les villes du pays. Il suffit de changer Kaédi par une autre ville et quelques noms et le texte restera intact. Mais hélas les démons sont passés par-là et maintenant nous nous regardons en chiens de faïence.

  • rimoisb (H) 07/02/2015 02:19 X

    Votre témoignage touche tous les keadiens, mais les kaédiens n'ont pas changé just les dirigeants Mauritaniens n'aiment que les kaediens soient unis donc ils les ont divisé. Kaédi uni n’arrange le gouvernement.

  • marigo33 (H) 06/02/2015 22:19 X

    Ce récit poignant doit être lit dans les écoles, à l’assemblée nationale, au conseil des ministres...

  • elhousseinou (H) 06/02/2015 20:37 X

    Bonsoir Cheikhna Des hommes comme le juge Mohamed GOUAD collègue et ami de mon père,Youssouf KOITA, Abdel Aziz BA , Cheikh Taleb KHYAR et d'autres ne sont plus, les messages qu'ils portaient à savoir la fraternité sont maintenant inaudibles...A Kaedi, les gens se mélangeaient, je me rappelle de ton frère "GENDAR" était avec Pap DIABIRA, DIEGO etc...Sidi Bouna avec moi nuit et jour Kaedi n'est plus comme ça, chacun de son côté Ton texte pourra faire renaître ce quoi était kaedi Ton Frère Elhousseinou KANE Orléans

  • Gawrisamme (H) 06/02/2015 20:27 X

    Cela prouve que une mauritanie unie sans haine raciale est encore possible. Les mauritaniens doivent s'unir et batîr un avenir de justice et d'egalité. Moi je suis venu à Kaedi dubut des années 80 mais je reconnais cette image de vitalité, d'embiance, des mythes de 'hakkunde guré', mais ont quittait Touldé dans des nuit sombres pour aller au cinema ABC avec la peur au ventre.

  • El Houssein (H) 06/02/2015 20:00 X

    Mon Cher frère, il fallait attendre encore un peu de temps pour commencer à écrire tes mémoires. Tu as donné de la nostalgie à beaucoup de Kaédiens.

  • And Bader (H) 06/02/2015 19:55 X

    Merci Cheikhna de rappeler ces inoubliables moments,les Kaediens n'ont pas changé,ils t'ont adopté on saha, et ils le feront hande et pour toujours.POURSUIS CET ECRIT,FAIS EN UN ROMAN?

  • Ibadou (H) 06/02/2015 19:39 X

    Cheikhna le fils de son illustre père, il faut arrêter tu fais pleurer tellement de gens qui ont définitivement cette Mauritanie en gestation qui a avorté depuis le 10 juillet 1978, a donné naissance un prématuré qui a vécu cochin cachin qui est au crépuscule de sa vie. Cette Mauritanie a laissé place à un monstre avec des tentacules qui s'agrippent sur ses propres organes vitaux et qui a un avenir sombre....

  • Adiekodda (H) 06/02/2015 18:58 X

    Mr Gaoud ; vous avez décris avec sagesse cette belle histoire de la ville de Kaedi qui d'ailleurs qui constituait l'image de notre pays . Par contre vous n'avez apporté de réponse à cette question posée au début de votre article . Ayant vécu ces beaux moments et témoin de ce regrettable changement seriez -vous capable de nous donner une réponse exacte à cette question ? À votre avis , ce changement est né dans cette ville ou venue d'ailleurs . Qui sont les vrais aujourd'hui les vrais responsables ? Merci de bien répondre

  • grand pere (H) 06/02/2015 18:37 X

    Sacre Cheikhna ah le Bon Vieux temps

  • bala (H) 06/02/2015 17:57 X

    Excellent témoignage.Vraiment Kaédi est ta ville.Les enfants de Gouad manifestent toujours leur appartenance à cette ville.Votre pėre -paix à son âme fut un homme de paix que tous les kaédiens aimaient.

  • balaba (H) 06/02/2015 17:49 X

    Très joli article. J'étais tellement plongé la-dedans que je pensais qu'il ne faisait que 2 paragraphes. J'ai eu un fou rire pour le passage Abdoul Wahab Athié et Abdoulaye Wagué qui sont mes amis également. Mais Athié m'a bien caché sa méprise entre le coca cola et le café. Mdr...;

  • douddou (H) 06/02/2015 17:30 X

    C'est fantastique touchant ah cette Mauritanie d'hier que nous avons perdue et que nos enfants n'ont pas connue. félicitations Mr Gaouad quelle remiscence d'une reconquête du temps perdu. digne d'un Proust.

  • marigo33 (H) 06/02/2015 16:43 X

    J'ai les larmes aux yeux...C'est tellement BEAU!

  • emancipation (H) 06/02/2015 16:11 X

    Excellent Mr Gaouad, nous avons besoin en cette periode de ce genre de temoignages pour prouver a tous que la Mauritanie d'antan est encore possible. Comme vous, mais bien apres 1965, j'ai eu a apprendre a Nouakchott avec des jeunes qui venaient de toutes les contrees du pays et c'etait merveilleux, oeuvrons pour une chance pareille a nos generations futures, il faut exorciser la peur, la crainte.

  • goraldia (H) 06/02/2015 16:07 X

    Que c'est beau et pathétique ! eh pourtant qui l'eût cru cette Mauritanie a belle et bien existé et ce avant que les démons de la division, du sectarisme, de la méfiance de l'autre et du racisme ne s'installent; et dire que tous ces préjugés sont entretenus,encouragés par nos gouvernants qui sont parvenus à faire éclater le tissu social pour asseoir la division.Il est temps que nous revenions à ces valeurs d'antan et que toutes les communautés sachent qu'elles sont condamnées à vivre ensemble dans ce cher pays qu'est la Mauritanie.Evidemment la plaie est trés béante béante peut être qu'un jour parviendrons nous à panser les plaies, nous retrouver autour de la table, nous parler, nous pardonnner pour bâtir et développer notre pays.

  • Matamou (H) 06/02/2015 15:49 X

    " Un autre monde est possible" slogan d’ATTAC