11-05-2017 11:30 - Mauritanie : les noirs ne représentent que 10 % des officiers de l’armée nationale

Mauritanie : les noirs ne représentent que 10 % des officiers de l’armée nationale

Les Mauritanies - La communauté noire de Mauritanie ne représente que 10 % des officiers de l’armée nationale (7% harratines et 3% Afro-Mauritaniens). C’est ce qui ressort de l’étude menée du 2 au 11 mai 2016 en Mauritanie par Alson, Rapporteur spécial des Nations Unis sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté.

Selon le rapport qu’il doit présenter à Genève du 06 au 23 juin 2017 en marge de la 35e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les « beydanes » constituent 90% des officiers de l’armée.

Une situation qui confirme encore une fois la problématique de l’intégration des noirs au sein de la plus haute sphère de l’armée mauritanienne. Ces derniers sont plus souvent marginalisés et occupent des fonctions de manœuvre, de l’avis de nombreux observateurs.

Après la ségrégation au niveau de l’armée, c’est autour de l’administration et certaines institutions de prendre le relais.

Ainsi le document révèle que, « les Harratines (Maures Noirs) et les Afro-Mauritaniens sont systématiquement absents de la quasi-totalité des postes de responsabilité et constamment exclus de nombreux aspects de la vie économique et sociale ».

Et d’ajouter en se basant sur les statistiques de 2014, « seuls 5 des 95 sièges à l’Assemblée Nationale étaient occupés par des Harratines et un seul sénateur sur 56 appartenait à ce groupe. De plus, 2 des 13 gouverneurs régionaux et 3 des 54 préfets départementaux sont Harratines ».

Par ailleurs, le spécialiste onusien a souligné que la pauvreté et l’extrême pauvreté demeurent en Mauritanie malgré des efforts consentis dans ce sens par le gouvernement.

La pauvreté a été ramenée de 42% en 2008, à 31% en 2014 et l’extrême pauvreté de 25,9% à 16,6% sur la même période, précise -t-il.

Ibrahima Dia



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Commentaires (9)

  • a.bennan (H) 13/05/2017 01:27 X

    Le véritable torchon est clair:séparer les Arabes noirs de leurs frères et rien de plus...quant aux Tkarirs,ils feraient mieux pour eux de cultiver beaucoup de confiance autour.Pas d'autres options car la réalité est têtue.

  • medabdul (H) 11/05/2017 16:31 X

    ET pourquoi parler du pourcentage des officiers noirs dans l' armée et montrer en diapositive de la drogue saisie? c'est la médiocrité du journaliste en question ou c'est une idiotie? il ne faut monter les uns contre les autres, les noirs uniquement peuhls, toucouleurs ont tente un coup d'état racial, ethnique en 86.87,tous les malheurs viennent de la, faut être un imbécile pour ne pas le comprendre .

  • foutatoro (H) 11/05/2017 14:36 X

    Au Sujet de l'armée ethnique.

    Mauritanie : Grandes prouesses du système pour la mort du système

    Lisez et vous comprendrez comment le système à créer ses principaux monstres qui vont le dévorer. Les crises latentes entre les négro-africains et le système ont atteint le paroxysme dans la deuxième moitié des années 1980.

    Manifeste du négro-africain opprimé, Putsch négro-africain (réel ou inventé ?), les évènements de 1989 (et ses lots de déportation), les massacres des officiers et sous-officiers négro-africains majoritairement Halpulars du début des années 1990 ont eu comme conséquence une réaction brutale de la part du système, qui procédera à une élimination systématique et méthodique des négro-africains (une écrasante majorité de Halpulars) de tous l’appareil d’Etat. Fonction publique et corps constitués.

    Dans ces derniers, le système remplacera les négro-africains des armées de terre, mer et air par les haratines. Soldats et « petits » gradés. Si bien qu’aujourd’hui ceux – ci constituent plus de 80% des armées. Ils servent souvent de chair à canon. Et là, le système, sans s’en rendre compte, a créé le monstre qui va le dévorer si…

    En effet, inconsciemment, le système, en enrôlant massivement les haratines dans les armées, a aiguisé le couteau qui est désormais sous sa gorge. Configuration des armées mauritaniennes : officiers supérieurs constitué d’une écrasante majorité issue de la communauté beïdane et des milliers de soldats, caporaux, sergents et quelques rares officiers supérieurs haratines (au moins 80% des armées mauritaniennes). Les négro-africains sont désormais structurellement absents de tous les corps constitués. C’est un constat. Pas de polémique.

    J’ai, comme vous vu, souvent vu, notamment dans notre télé nationale monoethnique des documentaires sur l’armée montrant des soldats de régiments entiers à nos frontières, notamment Est vers le Mali et Nord vers le Maroc. Tous les hommes de troupes sont quasiment noirs et haratines, (et certainement quelques négro-africains) et les rares commandants presque tous beïdanes. Un observateur non averti de cette situation va crier au racisme, discrimination, etc.

    Choses vraies. Quant à moi, je souris. Et je me dis, ô mon Dieu si le système savait ! Car, il a, par le canal de l’Etat, créé son fossoyeur. Il a tout simplement créé « une armée dans l’armée ». Une vraie armée, potentiellement, ennemie intime du système si demain.... Aujourd’hui, nous constatons tous que l’écrasante majorité de « nos » officiers supérieurs très peu mélaninés, sont devenus soient des politiciens, soient des hommes d’affaires ou affairistes.

    Préférant Nouakchott aux frontières. Ils sont Tout sauf de vrais militaires. Au vrai sens du terme. Ils profitent des privilèges indus dus à leurs rangs alors qu’ils ont perdu toute capacité militaire sur le plan technique et opérationnel. Ils vont rarement aux frontières pour se confronter à la dure réalité du désert (chaleur, conditions de vie spartiates des hommes de troupes).

    Evidemment, leurs préférences portent sur des lits douillets. Des salons feutrés. Pour ces officiers supérieurs. Verres de thé. Kebda weu zirweu. Zrig. Je concède, je préfère cette posture si j’avais le choix. C’est humain. Conséquence : chose inattendue, dans les armées mauritaniennes, seules les haratines, au bas du bas de la hiérarchie militaire, sont finalement les vrais soldats aguerris à la guerre. Terrible erreur du système ! Et ô combien grave si…

    Cet état de fait a eu comme conséquence de créer des milliers de frustrés haratines dans les corps constitués, mais devenus, aujourd’hui, terriblement dangereux pour ce système. En effet, unième erreur qui risque de lui être fatale, le système a doté, par le canal de l’Etat, à chaque soldat ou sous-officier haratine au moins une arme et, certainement quelques munitions. Normal ! Ils sont des armées. Donc, demain s’ils se révoltaient ? A juste titre, évidemment. Pas de polémiques. Les faits sont têtus.

    Pendant que je constatais cette situation troublante, je notais aussi que l’essentiel de l’économie nationale repose sur les épaules des malheureux haratines. Une grève généralisée des dockers, curieusement tous haratines, dans les ports de Nouakchott et Nouakchott paralysera immédiatement toute l’économie mauritanienne. Ils sont aussi les vrais « galériens » des marchés de Nouakchott. Et l’ossature des maisons des nababs de Tevrag Zeina et ailleurs. Ils sont partout. Indispensables.

    Pendant que je constatais cela, je me suis souvenu que le contrôle unilatéral de toute l’économie par une seule composante nationale est révoltant. Cependant, cette économie est d’une fragilité sidérante. Complétement déconcertante. Lisez et vous comprendrez. D’abord, nous disposons, au nom de la souveraineté, disait le « père » fondateur de la « nation », d’une monnaie nationale. Non convertible. Cours légal exclusivement local. Mais avant de poursuivre, notons que les négro-africains ont aussi un lourd contentieux à régler avec le système.

    Leurs frustrations sont à la hauteur de leurs souffrances. Enormes. Leur inertie actuelle ne doit pas faire oublier que la révolte instantanée peut transformer un agneau en bête féroce. Aucune arme n’y peut rien. Les négro-africains n’ont ni peur ni désespérés malgré ce que certains croient. Ils sont simplement désarçonnés encore par un traumatisme dû à la traitrise de ceux qu’ils pensaient être leurs frères ou sœurs. Tous ces faits constatés, je me suis dit que la Mauritanie ne pourra pas survivre de la révolte des frustrés. Noirs.

    Alors, que faut – il faire ? Négocier tous ensemble, les conditions de la bonne cohabitation qui permettront de sauver le pays et ainsi éviter le chaos. Et, partant, nous sauver tous. Revenons à l’économie, notamment sa fragilité. Une révolte noire aura comme effet immédiat l’arrêt net de l’économie. Il faut sauver sa peau avant de sauver ses biens. Banques à l’arrêt. Boutiques fermées si elles ne sont pas pillées. Les marchés ne seront pas en reste.

    Diverses sociétés publiques et privées à l’arrêt. L’économie se meurt. Une révolte de quelques jours induira la fonte dramatique de fortunes amassées des décennies durant. Par de vrais et méritants hommes d’affaires. Très majoritairement beïdanes. Mais aussi d’innombrables hommes d’affaires, véritables brigands des biens publics. Depuis 1960. De véritables parasites de l’économie nationale.

    Reparlons de nos pauvres ouguiyas. Dans le chaos, les caractéristiques de la monnaie nationale non convertible vont accélérer la chute de l’économie. Du jour au lendemain, face au chaos, il faut se débarrasser de ses pauvres ouguiyas qui n’ont plus aucune valeur. Ou très peu. Même dans les pays voisins. Mais puisque tout le monde est rationnel, souvenons – nous, monnaie n’ayant cours légal qu’à l’intérieur du pays, alors qui en voudra ?

    Pas moi en tout cas. Et voilà que l’inflation galopante s’invite. Certains seront prêts à échanger un million de nos ouguiyas déjà pauvres, mais devenus désormais misérables, contre, au mieux, une centaine d’euros, et certainement, au pire, contre un millier de franc CFA. Une bonne affaire dans la situation du moment. Ainsi, voilà que des fortunes colossales longtemps amassées perdues du jour au lendemain. Mugabe a tué son économie.

    Il faut aujourd’hui un sac de dollars de son malheureux pays pour acheter une baguette de pain. Et pourtant son pays n’est ni en guerre civile, encore moins en guerre avec ses voisins. Voilà comment le piège monétaire va encercler le système. De toute part. Un petit ilot, ce pays, face à un dangereux tsunami qui sonnera le glas du système au risque, aussi, de faire disparaitre l’Etat.

    Méditez l’analyse précédente ! Et puisque votre humble serviteur, qui écrit ces lignes, a déjà médité sur le cas, je ne cesse d’inviter l’élite militaro-économico-politique beïdane, très minoritaire au sein de la même communauté, à méditer sur les dangers qu’ils font courir au pays. Pour qu’ils prennent enfin la mesure des risques que nous courons tous demain. Il faut immédiatement lancer un processus de négociation apaisé sur la question nationale aussi nommée la cohabitation entre nos communautés si meurtries.

    Pour terminer, vous pouvez ne pas être d’accord avec moi, mais pensez une seconde que mon analyse puisse tenir la route. Alors danger ! Il faut dans ce cas réagir. Et vite. Car, il n’y aucune priorité plus urgente et fondamentale que celle portant sur la question nationale. Et donc sur la PAIX. Au passage, rappelons que le dialogue, façon Général Prédator, est un enfumage pour maintenir un régime.

    Alors qu’il faut détruire un système pour maintenir et sauver un Etat. Bon, c’est ce que j’ai compris aujourd’hui dans ma petite tête fatiguée par ce pays si oppressant.

    Salut !

  • Kemet-Seth88 (H) 11/05/2017 13:44 X

    les noirs en Mauritanie sont comme hypnotiser par une magie si puissante qu'ils ne contestent aucunement toute les injustices faites a leurs encontre, bien qu'instruit et compétent, le fonctionnaire noir se contente des miettes qu'on lui donne et participe même a sa propre exclusion du fait de son silence pacifique et complice. le salut de notre liberté et de notre dignité ne viendrait pas de l’extérieur mais bien de nous même

  • sahelien (H) 11/05/2017 13:21 X

    Ces rapports de l'ONU ont un aspect comique dans leur maniere de parler de l'Apartheid sans le nommer. Pourquoi s'etonner lorsque une armee d'occupation ne reserve que 10% des rangs d'officiers aux autochtones fricains qu'elle colonise? Le plus etonnant en realite est l'incroyable passivite des Africains dans cette question. Comment expliquer qu'un peuple autrement normal accepte que des colons etrangers arabe viennenet d'asis occuper vos terres, prendres vos enfants en esclaves, vous assujetir a un apartheid sans gene, sur vos terres ancestrales? La est la vrai question??? Que font ces noirs pendant qu'on les b***e a longeur de journee?

  • moukhabarat (F) 11/05/2017 12:50 X

    C'est faux si on tient compte uniquement de la couleur de l'épiderme: 80% des militaires sont noirs. Si c'est l'appartenance ethnique c'est vrai que les soninkés sont culturellement antimilitaristes, les wolofs preférent la police quant aux toucouleurs ils ont été marginalisés en raison des push qu'ils ont complotés. Tant que les castés des toucouleurs n'ont été dignement reconnus au sein de leur ethnie ce problème persistera car cette frange majoritaire chez les haalpularen en veut à mort aux maures qui ne traitent qu'avec la noblesse peule.

  • Hamdoulah (H) 11/05/2017 12:42 X

    Qui dit mieux parmi les gens hypocrites qui crient à tout vent la nécessité de l'unité national ? C'est sur ce base ? ? ?

  • lass77 (H) 11/05/2017 12:19 X

    Après le rapport onusien fustigeant l'exclusion des noirsn ceci est un autre constat . Alors on attend ici que certains hypocrites ou kouffars professionnels vont nier les faits dénoncés que tout Mauritanien constate.

  • Bertrand (H) 11/05/2017 11:49 X

    Ce n'est pas important. qui sont les noirs 90% des mauritaniens sont noirs et les 10% restant vivent 24/24 sous les climatiseurs, sont albinos ou mettent du khayçal. Il fut un temps ou 99% de l'armée était noir. Il en est de même de la police, de la CNSS, de la santé. Puis les noirs ça signifie quoi un peulh muslman conservateur, un hartanie arabe culturellement et musulman, un ivoirien naturlisé et qui reste un ivoirien, tous les chérifs (chorfa) les lechyakh, les métisses, les rapeurs. Si les noirs ou les arabes (noirs, blancs, bleus, gris et beige) pouivaient constiruer une identité, l'afrique et lemonde arabe africain et asiatique ne seraient pas déchirés par des guerres qui ne finissent pas. LE CHAUVINISME DES UNS ENTRAINE LE CHAUVINISME DES AUTRES ET LA BOUCLE EST FERMEE. Il faut aussi compter le nomre de voiture des noirs par apport au blancs, le nomre de femmes, le nombre d'enfants, lenombre de téléphone, le nombre de dents des noirs et des blancs. Et se serait un grand racisme, car les bleus, les rouges, les jaunes, les verts et ceux qui se troivent dans le spectre séparant deux couleurs seront peinés et crieront au racisme et à l'inégalité. Soyons intelligents et honnête avant de décliner notre imbécilité aux yeux du monde.