15-05-2017 11:54 - Le pouvoir abandonne Boutilimit sous les ordures et sans état-civil !

Le pouvoir abandonne Boutilimit sous les ordures et sans état-civil !

Cela dure depuis deux ans. La ville de Boutilimit est plongée dans des montagnes d’ordures de toutes sortes. Son service d’assainissement de la mairie n’existe plus.

Ses véhicules de collecte et d’évacuation des ordures acquis pour l’essentiel grâce à la solidarité internationale, auraient été vendus ou pris une destination inconnue ? Les 16 ouvriers de la commune, chauffeurs ou agents de nettoyage, ont été licenciés sans préavis ni droits.

La mairie qui ne communique pas sur les affaires de la cité, aurait tout de même déclaré ne plus être en mesure de prendre en charge ce service de voirie pourtant essentiel pour la santé des populations. Drôle manière de gestion. A quoi servent alors les impôts et autres taxes prélevés sur les citoyens chaque jour par les services du fisc et de la commune ?

Les questions demeurent. En attendant, les immondices envahissent les habitations, isolent les quartiers les uns des autres et obstruent les voies de circulations dans toute la ville.

La ville de feu Baba Ould Cheikh Sidya ElKebir un des grands chefs spirituels de ce pays et celle-là même qui a vu naitre feu Moctar Ould Dadah le père de l’indépendance de la Mauritanie mérite mieux que çà, martèle sous le couvert de l’anonymat un notable local à l’adresse du président de la république, Mohamed Ould Abdel Aziz. Un deuxième notable renchérit sur un autre sujet de préoccupation : vous savez que Boutilimit n’a pratiquement plus de service d’état-civil depuis deux ans ? allez-y sur place et on vous dira qu’il n’est plus possible d’extraire les pièces d’état-civil faute de machine ou du fait des pannes du réseau.

Les administrés de Boutilimit et des centaines de villages environnants, sont obligés de faire le voyage de Nouakchott pour se faire enrôler ou accéder à leur numéro d’identification nationale pour extraire une pièce de l’Etat-civil. Ce désagrément inacceptable, n’affecte, évidement que les plus démunis parmi les populations auxquelles, on y songe que le temps d’une campagne électorale. On ment beaucoup et on disparait.

A Boutilimit, on dit avec ironie que l’ancien maire Youssouf Ould Abdel Vetah, n’a toujours pas été remplacé. Pourtant si ! Le parti au pouvoir l’UPR a placé un autre fils de la cité comme maire à la faveur des élections municipales de novembre 2013. Mohamed Ould Ahmed Lébéid dit Bowba. Un ingénieur de topographie admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite il y a quelques années. Peu bavard, courtois, l’ancien topographe et directeur des travaux publics, s’est vite planté. Il a été parachuté dans un environ politique local complexe auquel, il n’a toujours pas compris grand-chose.

Il conduit laborieusement les affaires de la Cité. Il faut dire que contrairement à son prédécesseur, le maire actuel de Boutilimit n’a pas beaucoup de relations. Aussi, il a eu déjà à maintes reprises maille à partir avec la majorité de ses conseillers plus rusés et qui le taclent à la moindre faille surtout en matière de gestion financière et d’attribution de marchés. Affaire à suivre.

Par la Rédaction de cridem.org

©Cridem 2017

----



Commentaires : 4
Lus : 1876

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (4)

  • Kemet-Seth88 (H) 15/05/2017 16:59 X

    Boutilimit n'est qu'un cas parmi tant d'autre dans cette nation inachevée

  • Bertrand (H) 15/05/2017 13:37 X

    Le quartier F.Nord Ext secteur 1 entre la villa de Misgharou et la résidence de l'ambassdeur du Quatar, juste à l'Est du siège de la SOGED, tous les charretiers et les waweurs se donnent rendez. les après midi jusque la nuit tu les voies défiler comme des fourmis attirés par cet espace nauséabond ou l'eau stagnante depuis plsueiurs années se couple avec la poubelle, les détritus et les cadavres de chiens et d'ânes et de chèvres. Mais, apparamment, les gens du quartier préférent le suicide à la mort lente. Chaque nuit la poubelle est brulés et le quartier est couvert de fumées toxiques jusqu'au matin arrosant au grés du vent chaque lot de villa. Parfois l'incenide s'avance vers les maisons avoisinantes et par deux fois les sa-peur pompiers sont venus pour arroser. Les autorités doivent prendre garde, car si les incendies de poubelles venaient à se généraliser, devant la défaillance des sociétés de collecte d'ordure et la carence des administrations en charge, il y aurait de grands risques pour toute la ville. Il faut noter que ceux qui brulent la poubelle savent que celle-ci provient de résidences ou de quartiers avoisinants et essaient de leur rendre une partie de leurs saletés sous forme de fumée mortelle. Pourtant, il ya plusieurs gardiens (des misghareurs) qui se relaient devant la résidence de misquarou. Si un de ces gardiens avaient été postés sur les lieux de déversement de la poubelle, pendant quelques semaines, les distributeurs de poubelle trouveraient d'autres crénaux plus éloignés.

  • lass77 (H) 15/05/2017 12:25 X

    C'est tout le pays qui est ainsi. ça suffit la dénonciation sélective. il y'a des villes qui laissent à désirer en Mauritanie , alors pour l'etat civil , il suffit de se rendre partout pour s'en apercevoir

  • foutatoro (H) 15/05/2017 12:13 X

    Cridem, tu sais que c'est le pays en entier qui croule sous les ordures. Cridem, stp, fais un reportage avec photos à l'appui des rues de Nouakchott (une capitale ???!!!). Cridem, alors tu seras édifié. Même des rats ne devraient pas vivres à côté de telles immondices. Ce pays est foutu. Les français et leur "bêtise coloniale" nous ont eus.