31-10-2017 22:15 - Le receleur protégé

Le receleur protégé

L'Authentique - Habib Babou, habitant l’ilot C 28 d’El Mina, n’en revenait pas à son retour à son domicile vendredi dernier, en milieu de journée. Sa maison avait été cannibalisée ! Son matériel de cuisine et ses deux télévisions extra plates avaient disparu. Le choc fut terrible pour Habib.

Le voleur connaissait sûrement son calendrier ! Et ni les boutiquiers d’en face, ni les voisins n’avaient remarqué quoi que ce soit. La mort dans l’âme, il a déposé une plainte à la police et dimanche, il s’est rendu au marché Tieb-tieb de la Moughataa d’en face.

A lors qu’il venait d’emprunter une des ruelles sinueuses de ce marché et à sa grande surprise, il retrouva certains de ses objets volés auprès d’un commerçant -receleur. Ce dernier lui expliqua que ce sont deux jeunes hommes qui les lui avaient vendus. C’était une valeur de 200.000 UM qui lui avait été proposée ! A son tour, il reconnut avoir déjà liquidé une télévision qu’il lui avait vendue.

Habib déclara alors au receleur que les objets sont volés et lui appartiennent. Il disait être prêt à rembourser le prix des marchandises qui se trouvaient à présent sur l’étal du marchant Mais ce dernier monta les enchères.

L’affaire se termina au commissariat de Sebkha 3 dont le commissaire chercha en vain, à trouver un arrangement entre les deux protagonistes. A présent Habib cherchait à récupérer ses biens, sans donner la moindre Ouguiya, alors que le commerçant refusait de céder exigeant d’être payé. Le dossier atterrit au auprès du Cadi.

Le matériel cible a été regroupé et déposé chez le ce dernier, qui a donné rendez-vous aux deux protagonistes dans quinze jours. En attendant, Habib est tout en colère. En pareil cas, pense-t-il, dès lors où le plaignant a reconnu tous ses objets disparus, le receleur doit être immédiatement mis aux arrêts et les objets rendus sur le champ au plaignant.

Mais tel n’a pas été le cas. Habib qui ne dispose ni de télévision, et encore moins d’ustensiles de cuisine, a décidé de ne pas en acheter de nouveau. Ses voisins, lui assurent tout, en attendant que le Cadi décide de la suite à donner à son affaire.

Ahmed. B




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