13-11-2017 08:54 - Education en Mauritanie: déficit criant en enseignants et politisation à outrance

Education en Mauritanie: déficit criant en enseignants et politisation à outrance

SNES - Plus d’un mois après l’ouverture des classes, presque toutes les écoles mauritaniennes souffrent d’un déficit criant d’enseignants.

Pour combler ce déficit, le ministère de l’éducation nationale procède depuis quelques années au recrutement de contractuels. Mais ces contractuels ne sont recrutés qu’à la fin du premier trimestre. Trois mois après les ouvertures ! Pour ne leur payer que 6 mois au lieu de 9 ?!

Décidément la commercialisation de l’éducation bat son plein chez nous. Elle ne se limite plus à la prolifération d’écoles boutiques mais s’étend à la vente des écoles publiques, la discrimination à l’inscription aux écoles (les écoles « d’excellence », l’école supérieure polytechnique, le lycée militaire, etc) et la réduction des contrats des enseignants.

Quitte à laisser les enfants sans enseignants plusieurs mois, au moins! Aujourd’hui, les contractuels apprennent que seuls leurs collègues de la wilaya du Gorgol sont invités à signer leurs contrats, parce que le président se rendra dans cette région à la fin du mois.

Un autre mal qui gangrène notre éducation : la politisation. Au syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES), nous affirmons ce qui suit :

- notre appel à combler le déficit d’enseignants en toute urgence,

- notre solidarité avec les collègues contractuels et notre appel à régler leur situation sans délai,

- notre condamnation de la commercialisation et de la politisation de l’éducation,

- notre appel aux enseignants et aux parents à resserrer leurs rangs et à se mobiliser pour défendre l’école mauritanienne.

Nouakchott, le 12/11/2017

Le Secrétariat général



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : SNES
Commentaires : 5
Lus : 1413

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (5)

  • foutatoro (H) 13/11/2017 16:25 X

    Ya ahawaati, y a plus d'école dans cette "erreur coloniale" depuis longtemps.

  • foutatoro (H) 13/11/2017 16:15 X

    @samba el bakar, Je suis impressionné par la qualité de vos commentaires. Toujours lucides et pondérés. Votre brin d'humour est savoureux.

  • samba el bakar (H) 13/11/2017 12:31 X

    Un pays qui néglige son système éducatif est un pays condamné à la ruine car porteur en soi les germes de sa destruction.De nos jours même la profession de voleur,qui s' amplifie chez nous,a besoin d'un minimum de connaissances.Le drame dans notre Éducation c'est que la boucle est bouclée avec des nullards qui ont formé des nullards lesquels ont déformé plus nuls qu'eux.Cette dépréciation générale est le résultat d'un plan machiavélique visant à s'assurer que les pauvres resteront pauvres sinon plus pauvres.On veut créer un élitisme basé sur l' argent (mal acquis du reste) en envoyant les fils des nantis dans des formations privées ici d' abord, et à l' Étranger par la suite.Personne parmi les décideurs politiques ne se soucie de l' enseignement publique qui sombre dans la totale médiocrité et le dénuement complet.Ces analphabètes qu'on jette dans la rue sont un véritable typhon en puissance qui balayera tout sur son passage.Les erreurs commises dans ce domaine en particulier se payent cash tôt ou tard.

  • amadou moussa (H) 13/11/2017 11:16 X

    en tout cas,il est important voire nécessaire de trouver des enseignants par "conviction" et non des enseignants par"nécessité".les cadres partent à la retraite et les jeunes son sans formation réelle. Où va le pays? quel avenir pour les générations futurs?

  • amadou moussa (H) 13/11/2017 11:11 X

    L'école Mauritanienne souffre depuis des années de ce déficit.les réformes souvent inadaptées aux réalités spécifiques de notre éducation donnent les conséquences désastreuses que nous connaissons aujourd’hui.Les contractuels ne peuvent en aucun cas régler ce problème plutôt politique qu'éducationnel.Les états généraux de l'éducation n'ont pas montrer la vraie solution du problème.C'est une Affaire des Professionnels du secteur et non un discours politique, incohérent et fallacieux.Je soutiens votre Syndicat pour un citoyen qui maîtrise le Français et l'arabe ou l'une d'elle,malheureusement notre système éducatif forme des analphabètes inconscients de ce qu'ils sont réellement.