04-12-2017 08:30 - Esclavage : Le président Mohamed Abdel Aziz charge Biram Dah Abeid

Esclavage : Le président Mohamed Abdel Aziz charge Biram Dah Abeid

Kassataya - Interpellé par un journaliste en marge du festival des villes anciennes, sur la question de l’esclavage, le président Mohamed Ould Abdel Aziz ne s’est pas fait prier pour se lancer une série d’attaques contre le leader d’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid.

Après avoir rappelé qu’en Mauritanie, il n’existe plus de cas d’esclavage mais juste des séquelles qu’il faut combattre. Le président de la république MOAA entamera sa réponse par une question rhétorique, sur la recrudescence de la question de l’esclavage ses dernières années sur la scène nationale et internationale.

Il soutiendra devant un parterre de journalistes que la recrudescence de cette question est lié aux agissements de quelques individus qui ont perdu des privilèges à la suite de la chute du régime de Ould Taya.

En l’occurrence le président MOAA accuse le fervent défenseur de la cause Haratine et de la lutte contre l’esclavage, Biram Dah Abeid d’avoir bénéficié des largesses de ce pouvoir en cumulant trois salaires en tant greffier au tribunal, attaché au cabinet du premier ministre, et conseiller du président du CNDH.

Il soutient que ce n’est qu’à la suite d’une enquête administrative que cette pratique interdite par les textes en vigueur a été découverte. C’est ainsi que les services de l’État y ont mis fin.

Et le président de renchérir, en se demandant, où étaient ces gens - Biram Dah Abeid et ses partisans- durant la gouvernance de l’ancien président Ould Taya? Pourquoi tant de silence hier et autant d’agitations aujourd’hui? Et au président MOAA de soutenir que ses agissements sont liés à la perte d’une position confortable dans le système d’antan.

Rebondissant sur la réponse, le journaliste de Kassataya l’interrogera sur l’intérêt de renforcer la loi relative à la lutte contre l’esclavage (criminalisation en 2007) s’il n’existe plus d’esclavage en Mauritanie?

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz répondra que « le fait de renforcer des lois permet de juguler les insuffisances antérieures, comme cela se fait en matière de délinquance ou de fraude fiscale… »
Cette sortie du président Mohamed Ould Abdel Aziz au lendemain de réformes constitutionnelles controversées risque d’accentuer un peu l’écart entre le pouvoir et l’opposition.

Cheikh Tijane Gueye

Kassataya



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Commentaires (14)

  • fidelis (H) 04/12/2017 20:28 X

    La déclaration du président fait mouche. Nous ne devons cependant jamais oublier que les efforts du Président en faveur de la nation, sont sabotés par des personnes mal-intentionnées et hélas bien positionnées.

  • kangourou (H) 04/12/2017 19:33 X

    Et pendant qu'on y est Mr. Le Président, dites nous ce que vous avez pris comme argent quand vous étiez au Ministère des Finances avant d'être à l'armée pistonné par feu Ely.

  • Selmedine (H) 04/12/2017 19:15 X

    En Mauritanie l'esclavage est devenu un gagné pain pour certains opportunistes prolifiques.A l'heure ou la vérité n'est plus un taboue ,on se hâte de crier haut et fort que les marchés d'esclaves pullulent dans le pays .Les organismes internationaux enquêtent et ne découvrent que des mensonges . La réalité est que les mauritaniens sont egaux devant Allah et devant la loi.Certes la misère sévit au sein de larges couches de notre peuple ,c'est une réalité amère qu'il faudra éradiquer par des programmes biens ficelés,et une éducation généralisée.

  • sraghaa (H) 04/12/2017 18:02 X

    BIRAME est un escroc que le gouvernement a laissé libre de ses mouvements ,de ses acrobaties arrivistes et racistes ,à son jeu favori d'incitation à la haine contre les "BIDHANS ".Je plains ce gouvernement d'avoir laissé le champs à cet énergumène de BIRAME tisser son réseau avec les mechants radicaux du FLAM .Le président doit lui même gerer le dossier BIRAME et le mettre hors d'état de nuire car il constitue un danger pour notre tissu social

  • bihibihi (H) 04/12/2017 16:31 X

    Cetteobservation est juste et constatée par beaucoup de mauritaniens. Le pays veut un homme crédible et intègre à la tête du gouvernement. Monsieur le Président vous défendez parfaitement votre politique et vos prises de paroles sont toujours tangibles. Hors que depuis quelques temps vous êtes privés des réalités de votre pouvoir. Ils sont sur un plan de destitution échelonné. Son exécution à commencé par les plus proches et finira par vous-même. La guerre est dans ton rang. Un élément nuisible assisté par des newfites est le maître à bord.

  • LE PARRAIN (H) 04/12/2017 16:11 X

    Aziz tu réalises un extraordinaire travail. Malheureusemnt ton premier appui gouvernemental, joue et marque contre son camp et tu joues au spectateur avec luien lui laissant le champ libre.

  • moulaye sidine (H) 04/12/2017 16:07 X

    Ces propos sont convaincants, précis et souverains. Le président Mohamed ould Abdel Aziz, nous a toujours habitué à prendre des décisions salutaires.Cette déclaration est listée parmi les honorables positions prises dans des moments dificiles. Mais monsieur le Président, votre vision et votre engagement sincère est entrain de s'affablir suite aux complots et machinations montés contre les plus fidèles de votre equipe, par l'une des personnalités qui occupe un fonction protocolairement et institutionnellement importante. Ces manoeuvres sont soutenues par certains de votre cercle familial et dérivé qui sont instrumentalisés et financés par cette personnalité qui vous isole jour après jours de vos plus honnêtes soutiens.

  • HAKUN AMATATA (F) 04/12/2017 16:00 X

    La Mauritanie peut est fière de son président.Il est rappeler les pratiques que partageaient les opportunistes des regimes revolus.Il a, magistralement, invité les américains à mettre un peu d'eau dans leur boisson préférée. En revanche, qui sera le prochain hôte de la guillotine HADEMINE. Après Moulaye Med Laghadaf, Mrabih El Wally, Brahim Daddah. Aziz doit faire attention. Agir, agir avant de subir.

  • leguignolm (H) 04/12/2017 14:08 X

    Façon d'attaquer Birama si l'on me dit qu'Aziz est doté d'un pseudo sur Cridem, je ne serai pas surpris!

  • foutatoro (H) 04/12/2017 12:15 X

    Moi dans la logique du Général Predator. Général où étiez vous lorsque votre mentor Taya commettait ses crimes abjectes ? Vous issu du premier cercle de proches du boucher du désert. Qu'avez vous fait pour vous opposer au bouffon Taya ? Rien !

  • bleil (H) 04/12/2017 11:58 X

    Deux grands bandits qui profitent de la faiblesse des structures de l'Etat pour se frayer une place sous le soleil et à quel prix pour la Mauritanie ... la gouvernance légitimement issue des urnes constitue la priorité fondamentale pour la survie et la viabilité du pays au 21ém siècle ! certains groupes ont certes perdu les privilèges octroyés par Ould Taya mais d'autres les ont bien gardés et même fructifiés ...

  • Kouleyb (H) 04/12/2017 09:56 X

    « Le grand bandit », un qualificatif que les Africains collent à ceux qui trahissent leur confiance. On constate, ces derniers temps que ce « titre » est de plus en plus attribué à Biram Ould Abeïd, Chef du mouvement IRA. Curieusement d’ailleurs, ceux qui le lui collent se comptent dans les rangs de ses anciens compagnons ou sympathisants. Une telle étiquette est entrain de grignoter dangereusement sur la popularité de Biram, titulaire de plusieurs « prix » des droits de l’homme, notamment pour ses positions antiesclavagistes en Mauritanie. Le dernier à avoir « partager » ce sobriquet n’est autre que le Président Aziz que l’on peut considérer comme un des premiers sympathisants de BIram, qu’il a protégé contre la vindicte de NOSRA et autres extrémistes, qui voulaient sa tête, puis il lui a donné l’ambition et les moyens (matériels) de se présenter aux élections Présidentielles de 2014. Face à une telle « contre-COM », Biram vient de prendre deux mesures, qui ne sont pas de nature à améliorer son image : claquer la porte de la coordination du G8 et se ménager une résidence au Sénégal. Il justifie cette dernière mesure par le fait que la scolarité de ses enfants en Mauritanie pourrait être perturbée, alors que celle de milliers de fils d’esclaves, « subissent », soïquement, la médiocrité de l’éducation en Mauritanie. Les anti-Biram trouvent que cette décision est indigne du leader des « mal –instruits » et pensent que c’est plutôt le début de la fuite en avant du « peureux que la forêt ne peut plus cacher » (Edhlil ma dargou Elghaba), comme ont dit dans les Adwabas.

  • ASSOCIATION MAIN PROPRE (H) 04/12/2017 09:31 X

    Biram dah abeid est un être sans pitié, sans état d'âme, un menteur qui n'a point d'ami, même dans son propre camp 'IRA'. Il ne pense qu’à l'argent . Mais attention! Il commence à perdre le contrôle de l'argent (demandez à THIAM du FLAM ). biram fréquente aujourd'hui les voyantes et astrologues de nktt .

  • Yahyaoui (H) 04/12/2017 09:01 X

    Biram n’a jamais changer son discours sur l’esclavage, c’est nous mauritanien à commencer par Aziz qui avons nié l’existence de l’esclavage en protégeant les esclavagistes. Décidément quand on perd ses repères on cherche un bouc émissaire pour s’apitoyer sur lui, pour sauver les meubles et ce qui reste, le pays est bloqué de l’extérieur et rien ne va plus dans notre diplomatie qui ne fait plus recette après les déboires de ses derniers temps, donc maintenant, il faut trouver un certains Biram pour le charger d’être responsable de nos errements et autres contradictions. Biram même hors de la Mauritanie suscite des questions au Président de la république MOAA qui doit tout faire pour l’éliminer par tous les moyens, donc il faut qu’il prenne ses responsabilités face à la situation, faute de quoi les méthodes peut recommander sont là. Aziz devrait plutôt faire un retro de la situation et voir que les droits de l’homme ne pardonnent pas et qu’il doit faire face à sa comptabilité qui a échoué dans tous les plans.