23-12-2017 16:16 - Mah Mint Alioune, la Maman Theresa de la commune de NDiago

Mah Mint Alioune, la Maman Theresa de la commune de NDiago

Le Courrier du Nord - Elle a été choisie il y a quelques années parmi les femmes-leaders en Mauritanie et sa demeure accueille souvent les grandes personnalités de passage dans sa localité, Ghahra, environ 7 kilomètres au Nord-ouest de NDiago.

Mah, comme l’appellent affectueusement les habitants de NDiago, est infirmière d’état à la retraite, adjointe au maire de NDiago et personnage incontournable dans le département de Keur Macène. C’est à elle à qui s’adressent d’abord les femmes en couche.

Quand les choses se compliquent, vu l’absence d’équipements et de moyens médicaux, elle les réfère soit au chef-lieu de la commune ou à Keur Macène. Son poste de santé, fermé depuis des lustres, attend toujours d’être fonctionnel. Les images de son poste de santé en disent long sur la politique en matière de santé en milieu rural.

Elle a reçu depuis deux années des ballots de moustiquaires, don d’une ONG nationale relais d’une ONG internationale. «Je ne peux pas procéder à la distribution, car le nombre est insuffisant pour tous les habitants et je ne tiens pas à faire de jaloux » déclare-t-elle. Alors, elle attend depuis qu’on lui fournisse le complément qu’on continue de lui promettre année après année.

Il y a quelques années, elle a été flouée et les habitants des villages avoisinants avec. Une ancienne ministre convertie dans la société civile, l’avait entraînée dans un projet de plantations de mangrove qui a fini en queue de poisson. Un Marocain a tenté de reprendre le projet, mais là aussi, les choses ont foiré, car Mah est connue pour sa fermeté, sa rigueur et son intransigeance quant à la transparence.

Elle est l’image de la hartaniya qui ne fait plus de son appartenance sociale, un sujet de discussion. L’esclavage selon elle est une histoire ancienne dans le département de Keur Macène. Ou tout au moins, dans la commune de NDiago.

Cheikh Aïdara

Enquête réalisée dans le cadre du Projet «Liberté, Droits et Justice : combattre l’esclavage par ascendance en Mauritanie » exécuté par SOS Esclaves, ONG des droits de l’homme créée en 1995 reconnue en 2005, financé par le Département d’Etat des Etats-Unis



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Commentaires (1)

  • Bertrand (H) 24/12/2017 11:26 X

    Cette femme doit etre une bonne musulmane. Une arriere petite fille du prophete Salla Allahou Aleihi We Sellem. Vous lui ferez honneur en la comparant à ces grands hommes et femmes de l'islam qui ont tout donné aux autres. Le Quran dit : " Nous nous nourrissons pour plaire à ALLAH nous ne voulons de vous ni récompensé ni remerciement". Restons chez nous c'est de ka que le bien à rayonne partout. Et si nous sommes publiés ce que nous avons oublié cette vérité". Nous n'arrivons pas à nous liberer de cette colonisation des esprits et des âmes plus grave que la colonisation physique par la force