19-01-2018 22:15 - COVICIM/COVIRE : Atelier de renforcement de capacités sur les techniques du plaidoyer

COVICIM/COVIRE : Atelier de renforcement de capacités sur les techniques du plaidoyer

Essirage - Le projet COVICIM/COVIRE pour l’accès à la justice et le droit à la retraite d’ancienneté des victimes civiles et des personnels des forces armées et de sécurité du Passif humanitaire financé par le projet Etat de droit de l’Union européenne en partenariat avec le Ministère de la justice autour des différents partenaires impliqués pour le traitement du dossier du passif humanitaire a organisé un atelier de formation sur le plaidoyer pour une durée de 6 jours, du 18 au 23 janvier 2018 entre les organisations de victimes du Passif humanitaire, dans les locaux de son siège à la Sebkha.

Dans son mot introductif, le coordinateur du projet, en l’occurrence Abou Gaye a mis l’accent sur l’importance de ces journées qui visent à renforcer la capacité dans les techniques du plaidoyer et le suivi des violations des droits humains dont 30 personnes seront bénéficiaires issue de différentes organisations concernées.

Le formateur, monsieur Malal Samba Guissé, consultant en développement communautaire, dans le cadre d’une approche participative a campé son objet sur les droits et devoirs de tout citoyen en mettant en exergue les objectifs de cette journée qui reposent sur l’analyse de la situation du passif humanitaire,

centré sur le volet communication sur la base des normes standards internationaux, l’élaboration d’un plan d’actions et la fixation des axes d’un chronogramme prenant en compte les acquis obtenus par les victimes et les doléances non encore réalisées du passif humanitaire.

Pour ce faire, le conférencier est revenu largement sur le volet communication dans ses différents aspects relatifs aux composantes, au schéma, à la règle des 4C, aux techniques de communication et à ses caractéristiques, aux sources de disfonctionnement, aux conditions d’efficacité de la communication, à celle verbale et non verbale, aux outils permettant de mieux assoir les dimensions de la communication avant de terminer par la pratique de l’écoute active.

En effet, les journées nationales de concertations et de mobilisation pour le retour organisé des réfugiés et le règlement des passifs issus des événements douloureux des années 80-90 ont permis la signature d’un accord tripartite entre la Mauritanie, le Sénégal et les Haut Commissariat des Nations Unis aux réfugiés qui constituait un cadre juridique ayant régi le retour organisé de 24536 déportés du Sénégal.

Ces rapatriements se sont déroulés entre le 28 novembre 2008 et le 25 mars 2012, sur un effectif enrôlé de 25.100 personnes au 30 aout 2007.

Force est de reconnaitre que la question dite du passif humanitaire était restée sans proposition de solution consensuelle durant ces journées de concertation de novembre 2007. A partir de novembre 2008, le collectif « COVIRE » a engagé un processus de concertation avec le Président de la République qui a conduit à la nomination d’un chargé du passif humanitaire et la mise en œuvre d’une aide sociale pour les ayants droits des martyrs des forces armées et de sécurité ainsi que pour les fonctionnaires de la fonction publique et du personnel de certains établissements publics et parapublics et pour les deux dernières catégories la reprise dans le fonction publique pour ceux âgés de moins de 60 ans et la mise en retraite pour ceux dont l’âge a dépassé 60 ans.

Comprenant les enjeux, les participants à l’atelier, ont procédé à la synthèse des travaux de la journée et se sont engagés à poursuivre les travaux de l’atelier jusqu’à son terme. Le consultant, Monsieur Malal Samba Guissé a magnifié le travail de qualité que les participants ont fourni, en terme d’échanges, devant permettre de mieux aborder la question du passif avec les partenaires techniques et financiers et un meilleur plaidoyer avec les institutions chargées des droits humains.

Cette journée a été marquée par la présence de plusieurs victimes appartenant aux différentes organisations des droits humains qui ont engagé le processus de recherche de solutions consensuelles depuis 2005.

Mataka



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