01-03-2018 06:00 - BIT ● Table ronde sur le risque de travail forcé en Mauritanie [PhotoReportage]

BIT ● Table ronde sur le risque de travail forcé en Mauritanie [PhotoReportage]

Le Calame - « La Mauritanie a fait des grands efforts pour lutter contre l’esclavage et le travail forcé dans toutes ses formes(…) », a déclaré Federico Barroeta point focal du BIT en Mauritanie, à l’entame d’une table ronde ouverte, ce mercredi 28 février, à Nouakchott, sur l’approche méthodologique de l’étude qualitative, des relations de travail pouvant entrainer un risque de travail forcé en Mauritanie.

Barroeta étaye sa déclaration à travers la récente mission de contact direct qui a, dit-il, permis de mesurer tous les efforts faits pour abolir concrètement le travail forcé. « Elle a permis aussi d’identifier les défis à venir pour éradiquer toutes les séquelles de l’esclavagisme sous toutes ses formes », remarque-t-il.

Barroeta rappelle que la lutte contre le travail forcé est un combat de tous les instants(…). « Malgré tous les efforts et cette volonté des mandants, la problématique du travail forcé reste préoccupante à travers le monde », déplore-t-il.

« Le rapport de 2017 sur le travail forcé montre que 40 millions de personnes à travers le monde sont victimes d’esclavagisme moderne dont 25 millions dans le travail forcé et 15 millions de personnes dans le mariage forcé. 71% de ces victimes sont des femmes et 25% sont des enfants. La servitude pour des dettes constitue dans 50 % des cas la cause de l’esclavagisme», a-t-il fait savoir.

De son côté, Mme Carolyn Huang, Représentant le département américain du travail a indiqué que l’étude et les discussions qui se noueront permettront de comprendre le travail risqué tout en saluant les améliorations enregistrées en Mauritanie qu’elle qualifiera de «grandioses».

Les objectifs spécifiques poursuivis par la table ronde sont : se concerter pour un consensus et une base de soutien autour de la pertinence de l’étude et de son processus ; discuter et valider l’approche méthodologique y compris les thématiques de recherche, les outils et les techniques de recherche ; prendre en compte les perspectives et priorités des différents acteurs dans ‘étude ; définir le mécanisme de coordination et suivi de l’étude et les rôles et responsabilités de chaque partie ou institution ; favoriser l’appropriation des résultats de l’étude par l’ensemble des parties prenantes.

La première séance a eu trait au cadre normatif ; la seconde a porté sur les principaux instruments mis en place par le gouvernement. Pour rappel, le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration (MFPTMA) et le Bureau International de Travail, à travers la composante mauritanienne du projet Bridge » du protocole (C29) à la pratique : une passerelle pour une action mondiale sur le travail forcé » ont convenu la réalisation d’une étude qualitative pour analyser des relations de travail afin de construire une typologie de relations de travail dans les secteurs de l’économie plus à risque.

Et c’est aux fins de se concerter sur les objectifs et la portée de l’étude et de valider la méthodologie de la recherche, que se tient sous la houlette du MFPTMA, avec l’appui de BIT, cette table ronde de réflexion sur l’approche méthodologique et les thématiques de l’étude. Les résultats de la réflexion avec les parties prenantes vont contribuer aussi au processus de mise à jour du Programme Pays de Promotion du Travail Décent(PPTD), prévu en 2018.

A signaler que le projet Bridge, financé par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, vise à soutenir les efforts globaux et nationaux pour lutter contre le travail forcé dans le cadre du protocole de 2014 relatif à la convention sur le travail forcé (c29) de 1930, ratifié par la Mauritanie en février 2016. Les interventions prévues visent à renforcer le gouvernement mauritanien, les organisations de travailleurs et d’employeurs, ainsi que la société civile en général, pour la mise en œuvre des instruments mis en place pour la lutte contre ces pratiques dans le cadre de la feuille de route de lutte contre les séquelles de l’esclavage et la loi n°2015-031.

Le projet est articulé autour d’un certain nombre de composantes dont information et sensibilisation, amélioration des connaissances et des capacités des acteurs, recherche et production des données sur le travail forcé et développement des partenariats pour des opportunités économiques.

Ces projets sont liés aux travaux en cours pour développer dans le pays des opportunités de formation et d’emploi pour des publics vulnérables. Cette table ronde qui s’achève jeudi permettra à terme de définir, de façon concertée, la meilleure approche méthodologique pour identifier les relations de travail pouvant entrainer un risque de travail forcé en Mauritanie.

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Commentaires (2)

  • leguignolm (H) 01/03/2018 11:09 X

    Sans oublier de faire vous la remarque, un œil sur ces photos pas une seule personne frustrante. Ils sont tous beaux, clairs et ils sont tous bien gras.

  • leguignolm (H) 01/03/2018 11:01 X

    La première des choses pour la lutte contre les séquelles d’esclavagisme, il faut d'abord connaitre qu'il existe des cas d'esclavages sans ceci avec des genres de rencontres,il faut ce dire c'est une façon de s'engraisser et une dilapidation du fond publique et on n'ira nul part!