21-04-2019 08:29 - [Libre Expression] Sidi Mohamed Ould Boubacar l’homme par qui passe le salut du pays

[Libre Expression] Sidi Mohamed Ould  Boubacar  l’homme par qui passe le salut du pays

Mohamed Vadel ELHADY - Il est vrai que les pays modernes ont fait l’effort de mettre en place un système démocratique, mais il n’en est pas moins vrai que cela leur a pris beaucoup de temps et parfois un coût exorbitant.

Les mauritaniens, bien qu’étant un pays né récemment et en construction, ont installé en 2005 une équipe qui a su mettre en place la première constitution reflétant les ambitions des élites et répondant aux critères fondamentaux en termes d’alternance démocratique et de séparation des pouvoirs.

Cette même équipe a été dirigée par un homme d’une compétence reconnue nationalement et internationalement qui a pu orienter le comité militaire, aux commandes pendant cette période de transition, vers la naissance de la deuxième république en Mauritanie.

Cet homme, n’est autre que Sidi Mohamed Boubacar, qui est aujourd’hui le principal candidat et la seule personnalité civile pouvant faire le poids contre le choix de Mohamed Ould Abdel Aziz pour lui succéder , nommément le Général Mohamed Gazwani qui manifeste la volonté de s’imposer à travers la pérennisation des pratiques peu orthodoxes ne reflétant aucunement les aspirations du peuple mauritanien.

Le candidat Sidi Mohamed Boubacar a eu l’opportunité de gouverner sous deux systèmes militaires différents, le premier, déguisé en civil et dirigé par le Colonel Maouiya Ould Taya, chef d’orchestre du coup d’état de 1984 contre le régime de son compagnon de rang, le commandant Mohamed Khouna Ould Haidalla. Le Président Maouiya tomba dans le piège de la guerre du Golf se traduisant par l’occupation du Koweït par le régime de Saddam Hussein de l’Iraq.

Cette crise couta cher au régime de Nouakchott à l’époque qui a été mis au ban de la communauté des bailleurs de fonds internationaux. Ajoutez à cela la question de l’esclavage qui ternit énormément l’image de la Mauritanie et retarda les aides financières et l’octroi de crédit des bailleurs de fonds internationaux.

Le salut de la Mauritanie vint du choix que porta le président Ould Taya sur la personne Sidi Mohamed Boubacar ayant des qualités particulièrement remarquables dans le domaine financier. Le jeune home, se lança sur de lourds dossiers et engagea le processus de la restauration des relations dégradées du pays sur le plan sous régional et international.

Deux ans plus tard, la Mauritanie bénéficia du déblocage des financements des pays arabes riches du Golfe mais aussi de l’acceptation par la banque mondiale d’apporter son appui financier à la Mauritanie pour remédier à ses difficultés financières.

Cette réussite avait permis au pays :

- l’électrification de 13 capitales régionales du pays et de dizaines de villes et localités.

- le désenclavement de dizaines de villes et localités à travers plusieurs projets routiers qui ont vu le jour pendant le mandat de Ould boubacar en tant que premier ministre.

- La fin de l’isolement du pays sur le plan des télécommunications grâce au projet DOMSAT qui a relié les capitales des willaya avec, non seulement la capitale politique, mais aussi le monde entier.

Ces succès se déroulèrent alors que les relations avec la France, qui voyait d’un mauvais œil, la prise par Taya d’une certaine distance vis-à-vis de la tutelle française, commençaient à connaitre des zones d’ombre.

Maaouya pensa en effet trouver l’alternative à l’aide française à travers un appel du pied aux USA sous la forme de l’instauration de relations diplomatiques avec Israël. Aux yeux de Maouya Sidi Mohamed Ould Boubacar n’était plus l’homme de la situation. Il fut remplacé juste avant le processus des relations avec Israël.

Sidi Mohamed Boubacar, le sauveur du pays comme je l’appelle (ayant sauvé ce pays à deux reprises, en 1992 et en 2005 ) est aujourd’hui à l’orée d’une troisième gageure. Jamais deux sans trois… Le peuple, conscient de l’importance à la fois de son expérience, de ses compétences et de son carnet d’adresse international qui permet d’ouvrir des portes importantes au pays pour sortir de la crise dans laquelle il est englué, lui fera sans doute appel en votant massivement pour lui dès le premier tour de l’Élection présidentielle de juin.

Les mauritaniens auront ainsi fait le bon choix car grâce à sa sagesse l’homme a été à l’origine du changement constitutionnel de 2006 qui a verrouillé notre loi fondamentale contre toute velléité de pérennisation au pouvoir grâce à l’organisation d’un référendum transparent suivi par des élections présidentielles non moins transparentes.

Cet acquis démocratique réalisé par Sidi Mohamed Ould Boubacar et validé par le Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie de l’époque a été apprécié par toute l’opinion publique à l’intérieur et la communauté internationale. Ce sont ces acquis qui ont été détournés par le Colonel de l’époque Mohamed Ould Abdelaziz et son ami intime, frère et partenaire Mohamed Ould Ghazwany , qui avaient mal pris la décision du Président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi de les limoger et remplacer par d’autres colonels, prérogative entrant bien dans le cadre de ses pouvoirS en tant que président de la république. Ils le déposèrent sans crier gare.

Ce désordre anticonstitutionnel a créé une crise au sein du pays qui sera pendant une dizaine d’années dirigé par à un militaire contre la volonté du peuple mauritanien.

Rappelons que c’est sous le régime démocratique de Sidi Ould Cheikh Abdallahi que Sidi Mohamed Boubacar, après avoir accompli sa mission, a été nommé, ambassadeur près de l’Espagne puis par le chef des putschistes, ambassadeur auprès de ligue arabe et enfin ambassadeur près des nations unies.

Sidi Mohamed Boubacar est unanimement reconnu comme un homme intègre, attaché à l’unité nationale, un haut commis de l’Etat, jamais éclaboussé par une quelque affaire, encore moins sous les feux permanents des soupçons et d’accusations qui salissent la vie de biens d’autres hommes politiques de notre pays.

Il n’a jamais organisé une manifestation politique pour le compte du régime actuel pendant qu’il était ambassadeur, contrairement à certains qui aujourd’hui, organisent, déclarent leur soutien et gèrent à distance des lobbies et groupes de pression politiques, malgré l’importance et la sensibilité de leur mission en tant que représentants de tous les mauritaniens.

Sidi Mohamed Ould Boubacar est un homme qui mérite respect et soutien de la part de tous les mauritaniens. Les mauritaniens doivent pouvoir désormais séparer la graine de l’ivraie et connaitre la vérité que certains militaires essayent tant bien que mal de cacher à notre peuple pour continuer à piller nos ressources et par ricochet nous maintenir dans un état misérable et de soumission pour des peccadilles.

En toute chose, mettons en avant l’intérêt de notre pays, sa prospérité, son développement et sa sécurité. Ne laissons pas des personnes mal intentionnées nous empêcher de faire preuve de clairvoyance.

Qu’Allah préserve la Mauritanie et son peuple.

Mohamed Vadel ELHADY



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Commentaires (5)

  • lass77 (H) 21/04/2019 21:11 X

    Ce candidat du système n'a rien fait de bon en Mauritanie. On veut nous imposer un autre beydan pour rien. Quel est son programme ? Quel plan de developpement pour la Mauritanie ? Quelle proposition pour finir avec l'exclusion des noirs qui sont majoritaires en Mauritanie ? Avec quel systeme politique en Mauritanie pour que tout le peuple soit representé dans les institutions ? etc... Arretez de nous enfumer ! Ce candidat ne peut etre l'homme de la rupture en Mauritanie or il nous faut un homme de rupture en Mauritanie qu'il soit beydan, negromauritanien, maure noir etc... Hélas, cette personne n'est peut etre née encore,Allah alim , les mauritaniens doivent patienter encore Qu'Allah nous envoie un vrai croyant digne de foi , qui craint de retrouver en enfer, ce qui n'est pas le cas des dirigeants qu'a connu la Mauritanie qui se fiche du jugement dernier.

  • synthetiseur (H) 21/04/2019 17:41 X

    Monsieur LEUUUUKLE? Je voudrais bien savoir quelle était votre position et votre positionnement sous Ould Taya; Mais passons je vais considérer que vous étiez un farouche détracteur de son régime, en votre ame et conscience dites nous ce que vous avez fait contre ce regime, quand ou et comment? Dévisagez vous, non seulement on vous classera parmi les héros de ce pays, tambours et trompettes rouleront pour vous et vous aurez le droit d'attaquer Sidi Mohamed Ould Boubacar; Si vous n'avez pas le courage de votre acte au moins évitez de vous en prendre à un homme qui vous a permis vous et votre famille entre 1992et 1995, puis plus tard entre 2005 et 2006 de retrouver vos trois repas normaux vous et votre famille, un homme qui lui avait eu le courage de répondre à son patriotique malgré toutes les vicissitudes de l'époque, celui d'accepter d'etre premier ministre pour sauver son pays du gouffre économique. Je signale au passage qu'à l'époque Taya avait l'habitude de confiner ses premiers ministres dans des roles plutot technique, économique et financier et de coordination. C'est pourquoi dans les dossiers du passif humanitaire, certains proches conseillers, les ministres de l'interieur, cerains hauts gradés avaient plus pignon sur rue que le PM. Alors de grace cessez cet amalgame commandité et commandé par des officines en mal de programme électoral.

  • LEUUKLE (H) 21/04/2019 14:43 X

    Il faut être honnête et reconnaître que l’immense majorité de ce peuple ne roulait pas pour Taya. Tous les collabo et autres doivent réfléchir à cette citation de EINSTEIN : Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

  • LEUUKLE (H) 21/04/2019 10:58 X

    Peut on lui reconnaître une quelconque compétence;un courage ,ou même de l'humanisme lorsqu'il a pu couver et taire le génocide des négro africains pendant qu’il était premier ministre de Taya !On ne l'a jamais entendu sur cette question.

  • mohamed hanefi (H) 21/04/2019 10:31 X

    Je sens les ressorts de l’amalgame, tendus à l’extrême et prêts à sauter pour vous dire : « Il servait Maawiya. ». Comme si tout le pays ne « roulait » pas sous Maawiya. Ou comme si on ne peut côtoyer un dictateur et avoir sa propre conviction et sa propre conception des choses. Ou comme si en situation précaire et dangereuse on ne peut travailler en silence pour atténuer ou corriger les choses sans s’exposer ouvertement au danger. Mabrouk pour ces esprits desséchés de mariner dans le statuquo.