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19-01-2012

13:00

Les dirigeants du Maghreb s'engagent à revitaliser l'union

La promesse d'un Maghreb uni a trouvé un nouveau soutien de la part des chefs d'Etat à l'occasion du premier anniversaire de la révolution tunisienne. Le premier anniversaire de la révolution tunisienne a réuni de nouveau les cinq Etats du Maghreb, laissant entrevoir de nouveaux espoirs d'union du Maghreb.

"Nous avons constaté une convergence de vues avec nos frères tunisiens, algériens, mauritaniens et marocains visant à réactiver l'Union du Maghreb arabe", a déclaré le 14 janvier le président du Conseil national de transition libyen Mustafa Abdel Jalil. "Il existe un désir urgent de développer et d'accélérer la mise en place de l'Union du Maghreb arabe afin de servir les intérêts de ses peuples."

"Nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts pour construire l'Union du Grand Maghreb arabe et faire de notre région une plateforme de stabilité, de coopération et de prospérité commune", a déclaré pour sa part le Président algérien Abdelaziz Bouteflika.

Le Président tunisien Moncef Marzouki, le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et Karim Ghellab, le président de la Chambre des représentants du Maroc, assistaient également à ces festivités. Ces hauts responsables sont convenus de renforcer les partenariats économiques et de favoriser les liens entre les peuples du Maghreb.

Marzouki a promis que son gouvernement répondra aux demandes populaires de reconstruction de cette union, soulignant l'importance de la liberté de mouvement, de travail, d'installation, d'investissement et des élections municipales pour l'ensemble des citoyens du Maghreb, où qu'ils vivent.

Le Président tunisien avait auparavant à Tripoli appelé à faire de la Tunisie et de la Libye "une seule nation sur un seul sol et dans une seule patrie". Il a instamment demandé aux Etats du Maghreb de construire "l'Union des peuples arabes indépendants", dans laquelle les citoyens pourront vivre "dans la liberté et la démocratie".

Pour sa part, le chef de l'Etat algérien a souhaité la tenue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du Maghreb pour discuter des nouvelles perspectives de coopération entre les pays du Maghreb, à la lumière des transformations qu'ont connues la Libye et la Tunisie. Cette réunion aura lieu fin février au Maroc.

Durant la première quinzaine de février, Marzouki se rendra en Algérie pour relancer les relations bilatérales et discuter des perspectives de coopération.

La nouvelle direction tunisienne attend un soutien moral des autorités algériennes dans la situation délicate qu'elle connaît actuellement, a déclaré le Président tunisien au quotidien El Khabar le 15 janvier.

"Je crois fermement qu'il n'existe aucun avenir pour la Tunisie dans la seule Tunisie, et que tel est également le cas pour l'Algérie, la Libye, le Maroc et la Mauritanie. Notre avenir repose dans une entité maghrébine", a-t-il déclaré au journal algérien, ajoutant que son pays était disposé à organiser un sommet du Maghreb dès que possible.

Ces pays doivent "mettre de côté" la question du Sahara occidental, qui entrave depuis longtemps la convergence maghrébine, et "avancer sur la voie de la construction de l'union", a ajouté Marzouki.

Ghellab a quant à lui déclaré que la mise en place de cette union permettra au PIB des Etats du Maghreb de bénéficier de deux points de croissance supplémentaires. "Ce n'est pas une option, c'est une nécessité stratégique pour le développement de nos pays. Ce projet est aujourd'hui plus envisageable que jamais, grâce aux profondes évolutions qu'ont connues les pays de la région", a-t-il ajouté.

Un avis partagé par le Président mauritanien Ould Abdel Aziz, qui a souligné la détermination de son pays à coopérer avec les autres pays du Maghreb en vue de réaliser la volonté populaire de mise en place de cette union.

Par Monia Ghanmi pour Magharebia à Tunis



 


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