Cridem

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20-03-2012

13:44

Droit de réponse : A Monsieur le directeur de l’Ani.

Notre surprise a été grande de découvrir, mercredi, les allégations contenues dans votre site en arabe et relayées, par votre site en français avant d’être reproduites le lendemain par le site Cridem.

Autant, nous restons perplexes devant la légèreté professionnelle dont l’auteur anonyme fait montre dans l’irrespect des règles d’éthique et de déontologie qui devraient régir un travail journalistique professionnel, autant nous nous insurgeons contre cette présentation tendancieuse dont l’objectif inavoué est de porter préjudice à l’un des membres de notre Union, en l’occurrence la MSS.

Aussi, nous vous demandons de publier ce droit de réponse dont l’objectif est d’éclairer l’opinion publique nationale sur les véritables circonstances de cette histoire que vous vous êtes appropriée pour l’amplifier et en dénaturer les faits , pour avoir donné la parole à une seule des parties concernées.

Sur les faits :

Vous écrivez que : « deux agents de la sécurité privée employés de MSS chargés du gardiennage d’installations de la MCM prés d’Akjoujt, seraient aujourd’hui menacés de licenciement, pour disent-ils « avoir rencontré le président de la république ». A qui profite une telle assertion ? Sans jouer aux inquisiteurs, tout le monde se doute à qui profite « le crime »? Même si vous utilisez le conditionnel, qui trahit votre déni à prendre attache avec l’employeur, présent à quelques mètres de vos bureaux à Nouakchott, et ainsi recueillir sa version des faits, cela ne pourrait vous détaxer d’une volonté établie de nuire à son image et au mieux d’un sens aigu de la désinformation.

Cela semble d’ailleurs bien se lire dans le rapprochement que vous faites, dans le titre de ce qui tient d’une « dépêche», entre l’abandon de poste d’un employé et de surcroit un vigile, et sa rencontre avec le président de la République, fusse-t-elle fortuite. Mieux encore, vous poussez la suggestion jusqu’à lier un prétendu licenciement des employés, Mohamed Khayratt Ould Mokhtar et Cheikh El Wali Ould Saleck, avec cette rencontre.

Pouvez-vous seulement produire la moindre preuve à cette affirmation gratuite et dénuée de tout fondement. Mais rassurez-vous nous restons blasés quant à la campagne de dénigrement orchestrée dans l’ombre par certaines sphères.

Il est bien vrai, cependant, que l’un de nos vigiles, à l’occasion de l’exercice de son travail de surveillance des travaux de bitumage de la voie, Akjoujt-Nouakchott, a abandonné son poste pour aller chercher de l’eau. Le concerné qui savait que son équipe devait être déplacée sur un autre axe où les moyens étaient déjà déployés pour les accueillir, a malgré les consignes, délibérément arrêté le cortège du président de la République.

L’intéressé que vous citez ne reconnait-il pas lui-même que son supérieur hiérarchique lui a confirmé que tous les moyens étaient mis en branle pour leur assurer les meilleures conditions d’hébergement. Mais vous offrez vos colonnes aux deux employés pour raconter des hérésies que vous auriez pourtant, pour votre propre crédibilité, et par respect pour vos lecteurs, corrigez en prenant attache avec l’employeur. Mais que nenni ! Vous êtes lancés dans la même logique de dénigrement en évoquant des doléances qui n’ont aucun objet.

S’agissant des contrats, ils existent bel et bien. Mais reste en discussion avec leur centrale syndicale. Les deux employés sont régulièrement inscrits à la sécurité sociale. Nous vous faisons parvenir dans ce même courrier les copies des pièces, en espérant qu’elles vous édifient sur la réalité des statuts des deux vigiles. Et pour votre propre gouverne, sachez que la MSS n’a jamais employé quelqu’un au noir. S’il faut chercher une telle pratique, tapez à d’autres portes.

Une dernière chose qui a intérêt à occulter les informations recueillies par l’envoyé du président quand il est revenu s’enquérir des conditions des travailleurs ? Ne lui ont-ils pas dit qu’ils percevaient, chacun, 130 milles ouguiyas comme émoluments par moi dont 100 milles de salaire net et 30 mille pour les frais de nourriture? Mais cela est passé sous silence à dessein. Le salaire versé aux employés l’est en contrepartie du travail.

Une valeur à laquelle le président de la République attache lui-même l’importance extrême après toutes années d’anarchie. Enfin et pour vous rappeler le code du travail, dans les respects de la règlementation du travail, en vigueur, la loi reconnait à l’employeur une échelle de prérogatives de sanctions pour les travailleurs récalcitrants. Elle reste discrétionnaire et proportionnelle aux fautes commises.

 


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