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Communication : « Les rapports entre les partis et les Medias»
C’est là où reviennent au premier plan la liberté et la responsabilité du journaliste dans le cadre d’un travail professionnel.
Presse / partis : rapports à géométrie variable
Les rapports entre la presse et les partis politiques en général, les hommes politiques en particulier sont dans la plupart des cas entachés d’antagonisme voire d’inimitiés et d’adversités. Si bien que les jugements de valeur, les procès d’intention, les préjugés et autres perceptions négatives prennent le dessus sur le souci de traiter de la manière la plus objective possible l’information se rapportant aux activités , programmes et autres manifestations organisées par une formation politique comme un point de presse animé par un leader de parti etc.
Il devient dès lors facile pour un parti politique de se déclarer être la cible d’un journal ou d’un journaliste qui pour une raison ou une autre s’est livré à des mensonges sur un parti, soit en lui prêtant des propos non tenus , ou en les déformant à des fins de nuisance ou d’un manque de professionnalisme . Très souvent, des journaux sont accusés par des partis politiques d’être commandités pour les discréditer par le recours à la propagande, la diffamation et tout autre procédé contraire à l’éthique et à la déontologie.
Pour sa part un journal ou un journaliste peut faire l’objet d’acharnement de la part d’un parti, de ses militants pour avoir osé critiquer ou révéler des vérités qui dérangent. Nous avons des exemples tout récemment où un journal a eu maille à partir avec un parti politique. Les sites électroniques se sont surtout illustrés dans ce domaine où la liberté d’écrire sous le couvert de l’anonymat met les partis à la merci des postings.
Si les accusations portées réciproquement par l’une ou l’autre des parties ne sont pas toujours fondées, elles peuvent souvent être vraisemblables sans forcément être vraies. Les positions politiques d’un journal ou d’un journaliste pourraient faire peser des appréhensions sur les médias soupçonnés d’être inféodés à un parti, un courant idéologique. L’indépendance du journal s’en trouve mise en cause.
Il arrive que la radicalisation de journaux suivant les événements soit assimilée à une position pour ou contre un système politique ou à l’égard de décisions jugées injustes. Ce qui vaut très vite au journal d’être catalogué de gauche, de droite …
Quand par exemple un parti comme le RFD, l’APP ou l’UPR font l’objet d’un traitement favorable ou non dans un journal, aussitôt les spéculations vont bon train sur l’information véhiculée, les intentions qui la sous-tendent etc.
Les partis politiques tentent parfois de plier les journaux à leurs désidérata, leur dicter des leçons et quand cela ne marche pas la guerre s’ouvre entre les deux camps. L’image des hommes politiques peut être mal vendue par une certaine presse avide de sensationnel et de polémique.
Sans se risquer à donner des exemples ou des chiffres, on va nuancer nos propos en disant que c’est le parti qui construit positivement ou négativement son image auprès de la presse. Evidemment cette perception change au gré des circonstances, des évolutions tant des comportements et de la responsabilité morales et professionnelles.
Si on parle de perception des partis politiques dans la presse, on fait plus référence aux jugements faits des hommes politiques dans les journaux et qui correspondent aux traitements médiatiques dont ils font l’objet. Dans ce cadre la réputation d’un parti peut gagner en plus ou en moins selon les rapports entre les partis et la presse. Cela nous emmène alors à nous demander si nos partis ont bonne presse.
Le débat est ouvert.