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28-03-2012

18:40

Cheikh Dedew : les atteintes aux fondements de la religion et aux libertés constiuent ...

...un manquement aux engagements.

Le Cheikh Mohamed Elhacen Ould Dedew président du Centre de formation des oulémas a indiqué que le gouvernant se renie et manque à ses engagements par l’atteinte aux fondements de l’islam, aux libertés et par la confiscation des droits du peuple. Cheikh Dedew présentait, mardi, une conférence à l’Espace de la diversité culturelle, devant un parterre important, sous le thème « Ghoul hadhihi Sabili ».

Il a, à cette occasion, évoqué les devoirs des de l’Etat envers les citoyens et ceux citoyen vis-à-vis de l’Etat soulignant que ce dernier doit garantir l’éducation, la santé et les conditions essentielles pour vivre.« Le citoyen a le droit d’être instruit et l’Etat doit garantir ce droit, car l’ignorance est un catalyseur de l’insoumission à Allah et donc il convient d’enseigner au peuple les choses liés à sa religion et celles liées à la vie ici-bas », a souligné Cheikh Dedew.

Concernant la chose publique, le Cheikh a fait ressortir que celui qui détient les biens de la communauté doit respecter les droits, conduire la reforme du bien sur terre et s’opposer à la prévarication ».

Il a, à ce titre rappelé que les droits du citoyens sur le gouvernant (hakim) sont essentiellement de l’ordre des « soins aux malades, l’assistance des nécessiteux », étayant son propos par de nombreux exemples de la tradition du prophète Mohamed (PSL).

Il a en outre indiqué que le dirigeant a le devoir de soutenir la cause du peuple en étant partie prenante dans tous les aspects de sa vie, notamment à travers la lutte contre la pauvreté, contre la faim et en assurant l’équité dans la répartition des biens. Il a également souligné que l’Etat a le devoir de mettre en place les infrastructures routières et à procéder à l’extraction des richesses de la terre (eau, mines) pour subvenir aux besoins des habitants.

Répondant à une question relatives aux cas de tortures des étudiantes de l’ISERI, Cheikh Dedew a souligné que la charia (loi islamique) interdit formellement toute forme de torture de personnes, homme ou femme, parce que, a-t-il souligné « celui qui torture les humains s’expose au châtiment du tout puissant ».

Il a préconisé que celles ayant subi des tortures doivent faire preuve de résignation et de calme et estimer qu’elles ont été brutalisées sur le chemin de la vérité. « Celui qui endure le mal sur le droit chemin ne subira jamais de dommages », a-t-il souligné, avant de citer le cas de nombreuse « sahabiyatt » du prophète (PSL) et de leurs sacrifices sur le chemin d’Allah.

Le Cheikh a fait un rappel exhaustif de l’histoire du califat (pouvoir) en Islam, depuis la sunna du prophète (PSL), en passant par le pouvoir absolu, en finissant par la dictature. Il soulignera que le retour à la première étape de la sunna du prophète demeure inéluctable, comme la « si bien dit le prophète Mohamed prière sur et salut sur lui ». Le Cheikh a souligné que les représentants et l’avant-garde du peuple du peuple sont les plus habilités à définir le chemin à suivre pour le gouverner, selon le lieu et le temps, conformément au type d’Etat choisi.

Concernant les marches de protestation, le Cheikh Dedew a estimé que toute marche pacifique constitue une contribution et un soutien et un appui à la vérité recommandé par Allah le tout puissant, notamment dans de nombreux versets coraniques. Ce qui importe le plus dans ce cas c’est d’avoir, présent à l’esprit, cette réelle intention de tout faire sur le chemin d’Allah. Par ailleurs, le cheikh a exprimé son souhait de voir la Mauritanie inaugurer une ère de reformes sans heurts, sans crise, ni révolution.

Il a souligné : « Nous souhaitons que notre pays s’achemine vers le bien et que les reformes escomptées puissent s’y réaliser », avant d’ajouter que « les révolutions sont un moyens et non une fin en soi, mais elles arrivent pour réaliser la reforme (islah) voulue ».

Il citera l’exemple historique de la révolution française qui a « permis la reforme et le changement dans plusieurs pays européens où il n’ya jamais eu de troubles ou de révolutions. Et de mentionner : « Peu importe la personne du dirigeant, ce qui reste fondamental c’est le changement de la méthode de gouvernance et la réalisation des reformes ». « Celui qui examine la situation du pays, pour en faire une lecture sereine, devra, tout de suite, entreprendre des reformes »., a-t-il conclu.

 


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