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Wompou , Les communautes se mobilisent pour bouter les MGF - [Photoreportage]
Depuis un certain temps ; la problématique des MGF est prise en compte dans les préoccupations des populations qui par le concours non moins appréciable des médecins ; des ulémas et autres cibles de la société a connu par un effet d’entrainement un écho favorable au point que dans les 7 régions à haute prévalence des campagnes ont donné des résultats tangibles.
C’est dans cette dynamique d’éradication et de réduction des effets néfastes que la localité de wompou, dans une forte mobilisation s’est engagée à travers ses différentes composantes à bannir la pratique du MGF.
Au cours de cette cérémonie les populations soutenues et encadrées par l’ONG Actions dont l’expertise est bien répandue dans le domaine et appuyées par l’ambassade des états unis à travers l’USAID ont bien compris que l’acceptation de l’abandon de l’excision, par delà les conséquences physiologiques handicapantes constituent aussi un frein à l’épanouissement de la femme.
Engagement des communautes
C’est dans cette perspective que la Coordinatrice Régionale du MASEF Kadiata Yero Diallo a noté dans son intervention que « la moyenne de prévalence est de 69 ,4% soit une baisse de 4,5 point ». Cette baisse notoire qui constitue en soi une fierté ne doit pas inciter les parties prenantes à l’autosatisfaction .c’est pourquoi, elle a insisté sur la pérennisation des acquis avant de se féliciter de l’engagement des femmes de la Commune de Wompou.
Les femmes, dans une chorégraphie expressive ponctuée de chants et de danses, ont répondu à l’esprit de la manifestation par une mise en scène qui cale bien avec leur conviction de ne plus revenir sur ces pratiques d’un autre temps. Des pratiques dont le DRASS Dr Tandia Yacouba , a stigmatisé dans son allocution les effets pervers de la pratique des MGF avant de rappeler la déclaration aux allures de sacerdoce du corps médical qui en 2010, mettait déjà l’accent sur leur engagement à lutter contre toute action de nature à mettre en danger la vie des femmes .
Aussi, dans une intervention remarquée, étoffée de hadiths et autres arguments religieux, l’imam Modibo Cisse a retracé la genèse de la pratique pour montrer qu’aucun fondement religieux ne la légalise encore moins ne la sacralise, contrairement à l’idée répandue dans le conscient collectif des populations, de surcroit majoritairement analphabètes. .En revanche il a invité tout le monde à observer scrupuleusement les prescriptions de l’Islam ,tout en rappelant le contenu de la Fatwa émise par les oulémas de notre pays .
Représentant le partenaire technique et financier (USAID) ,monsieur Diallo Daouda de l’Ambassade des USA a exprimé toute sa satisfaction de constater l’attitude résolue des populations ,des femmes exciseuse en particulier à ne plus attenter à « ‘l’innocence d’une vie humaine » sous quelque prétexte avant de les exhorter à se constituer en « sentinelles vigilantes » pour mieux défendre leurs droits .
Comme idée force et axe centrale de son intervention, le représentant de l’UNICEF, Mohamed Lemine Seyfer a loué les efforts et surtout le résultat obtenu par L’ONG Actions dans les 10 communes du Guidimakha .En faisant allusion aux derniers chiffres de l’enquête MICS qui ont montré un recul de 4 ,5 points au niveau national et le bond qualitatif obtenu à Kaédi ou l’on a observé une diminution de 10 points , il a invite l’USAID à accentuer son appui à l’ONG Actions et les structures existantes dans cette Wilaya dont le taux de la pratique reste hélas trop élevé selon le MICS.
Ayant à l’esprit ce constat à l’arrière gout d’inachevé, le coordinateur national de l’ONG Actions Dr Diagana Yacouba a montré que cette cérémonie est « le début du commencement » tant les défis demeurent énormes. C’est ainsi qu’il loué les efforts et contributions des comités locaux, des clubs scolaires, des associations de jeunes et de femmes qui , de porte en porte ont porté haut le message de l’abandon.
Avant de terminer, il a remercié les notables, les pratiquantes surtout qui ont vite compris les dangers et ont adhéré à l’idée d’abandon. Sans oublier les soutiens techniques et financiers Dr Diagana a invité l’assistance à traduire dans leur quotidien les fondamentaux de la manifestation pour sauvegarder les résultats engrangés.