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Affaire Mamouny Ould Moctar : Le FIJ s’invite…
Mamouny Ould Moctar est un journaliste chevronné. Il a été licencié par l’actuel directeur de l’Agence Mauritanienne d’Informations. Institution que le journaliste, à deux ans de la retraite, a vu naitre et grandir, grâce à lui et d’autres pionniers de la presse publique. Il a vécu trente ans durant, au sein de ce média public.
Il y a travaillé dans des périodes où le totalitarisme était le maître mot. Il a vu défiler des dictateurs. Il a vu mourir des régimes. Il a été témoin de la naissance d’autres. Jusqu’au dernier. Celui dont l’inspirateur a juré, devant une foule immense, au Palais des Congrès de distribuer la justice équitablement. Entre tous. Finis les temps de l’iniquité !
Finis les injustices. C’était, en 2008. Quatre années, ou presque, après cette sortie prometteuse de l’homme fort du pays, celui qui deviendra, une année plus tard, le premier magistrat, quelque temps avant ce que d’aucuns appellent du Printemps Arabe.
Le vent de liberté qui a balayé des dictatures et fait chanceler d’autres. Et qu’ici, en Mauritanie, on ne lui trouvait aucune place.
Tellement, le discours officiel est espoir. Tellement, il est mielleux. La Justice, elle nous a été promise, en 2008. On ne pourrait, alors, imaginer un instant que cette promesse censée se compter suprême allait être reniée, par un Yarba Ould Sghaïr, en mai 2012.
Reniée, jusqu’à ce que d’autres, les autres, s’en mêlent, et osent nous donner des leçons de justice.
Yarba Ould Sghaïr a ouvert le boulevard pour que la Fédération Internationale des Journalistes s’invite et se propose, en médiateur. Dans la missive qui suit :
Dans une lettre adressée au DG de l’AMI, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) s’est déclarée certaine que le limogeage du journaliste Mamouny Ould Moctar procède d’un abus de pouvoir. Dans le même ordre d’idée la Fédération a demandé un réexamen du dossier du confrère accusé
d’avoir «nui aux relations avec un pays frère» qui doit aboutir à sa réintégration. Taqadoumy publie la lettre de la FIJ dans son intégralité.