Cridem

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22-05-2013

14:39

Litige foncier

Mariem Mint Saleck Ould N’Teih vient de déposer plainte, auprès du président de la République, contre l’injustice et l’arbitraire en cours à l’Agence de Développement Urbain (ADU) et au Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH). « L’ADU m’a délestée », dit-elle, « du terrain qui devait me revenir, l’attribuant à une autre femme ».

« Le lot litigieux est situé à Arafat, secteur C11-010. Au lieu du numéro 1722, ils lui ont donné le 1726 […]. Il s’agit d’une erreur qui doit être rectifiée, au profit de Mariem Mint Saleck Ould N’Teih », peste Mohamed Yahya Ould El Moustapha Ould Aheimetou, mandaté par la victime.

La plaignante, une femme âgée et malade, déclare disposer de la plus grande partie de la superficie du terrain en litige.

« Ce qui me permet d’affirmer », précise le mandant, « qu’elle doit être reconnue propriétaire de ce terrain, dans un pays de droit où le gouvernement lutte contre la corruption et les corrompus. Les citoyens du quartier, tout comme les autorités administratives et foncières, sont convaincus que c’est à elle que ce terrain devait être attribué et qu’elle a subi une injustice monumentale ». De fait, l’unique maison, en béton, qu’elle possédait et où elle vivait, avec ses enfants en bas âge, a été démolie, alors qu’elle n’occupait ni place, ni rue, ni le moindre autre espace public.

« Pourquoi », se demande la victime, « ai-je été privée de mon droit, sans aucune justification fiable, pas plus juridique que morale ou sociale ? » Poursuivant, Mohamed Yahya dénonce le comportement des responsables de l’ADU qui ne cessent de léser les citoyens. « La situation des gazras perdure depuis 1969. Au nom de la victime, je sollicite l’intervention urgente du président de la République, afin de rétablir cette dame dans son droit ».



 


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