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28-08-2013

05:39

L’ong ACORD : lutte contre la pauvreté en milieu rural, le défi.

S’il est vrai que les variations climatiques auxquelles s’ajoutent les attitudes peu productrices des hommes ont fragilisé les conditions d’existence qui deviennent de plus en plus marquées par la précarité et la baisse notoire du niveau de vie.

Il n’en demeure pas moins que les la convergence des actions menées par les ONG de droit international qui s’inscrivent dans la droite ligne de la complémentarité des autres actions de développement des différents acteurs permettent de réduire les effets pervers des différentes crises en offrant aux populations nécessiteuses des services essentielles conformes à leur mode de vie.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit les activités de l’ONG ACORD (Agence de Coopération et de Recherche pour le Développement) dont les axes d’interventions s’intéressent à la promotion des moyens d’existence aux bénéficiaires à travers un canevas d’appropriation...

...qui leur permet de changer leur propre condition de vie .Cette intervention qui complète la dimension humaniste de l’ONG s’accompagne aussi d’une bonne dose du respect des droits et des devoirs pour ainsi favoriser une bonne intégration entre le nécessaire et l’utile, une approche basée sur le droit.

Par-delà la fourchette d’activités inscrite sur l’agenda de l’organisation, se positionne en bonne position la question de sécurité alimentaire, problématique à travers laquelle les indicateurs de performance ne sont pas loin du rouge parce que mettant en jeu la vie des plus vulnérables, elle polarise par conséquent des actions ciblées envers les paysans, les éleveurs pour améliorer leurs ressources dans une perspective d’autonomisation.

Dans la conduite du vaste programme de lutte contre la faim en Mauritanie, avec le financement de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et de Développement (AECID) et le cofinancement d’OXFAM, dont l’orientation principale est « Contribuer à améliorer les conditions de vie de la population rurale et urbaine» que ACORD se focalise sur la valorisation du potentiel agropastorale à travers la structuration des acteurs qui à court et long terme bénéficieront de l’appui technique de l’organisation pour renforcer leurs aptitudes de producteurs par un investissement de plus en plus important dans la sécurisation des surfaces cultivables pour les uns et l’installation de nouvelles unités de transformation de lait pour d’autres ,aussi par un effort soutenu fondé sur les formations et le transfert des compétences.

Pour un meilleur ciblage auquel résultera un impact considérable, le projet, dans le cadre de la reconstitution des petits ruminants a misé sur ce dont les bénéficiaires savent faire le mieux et sans déstructurer leur environnement naturel.

Ainsi, dans un objectif d’endiguer au plus vite les effets encore visibles d’une sécheresse persistante qui a fortement réduit le cheptel, il envisage pour l’année 2013 de satisfaire cent vingt ménages répartis dans huit localités (Bire El Barka, Pimpediel, Sinthiou Taiba, Diawoutt, Ghahra, Roufi Awdi, Dioke, Woloum Néré) sur un total de 240 ménages couvrant 16 localités pour tout le projet.

Pour des raisons de justice et d’équité, quinze ménages par village sont été choisis à raison d’un lot de 4 chèvres par ménage, avant de poursuivre l’activité pour tous les bénéficiaires pour l’année 2014. Cette activité permettra durant la période des mises bas de disponibiliser du lait pendant 3 mois à raison de 0.5 litre par jour pour la famille et notamment pour les enfants.

Elle permettra aussi à la famille de disposer après reproduction des males qui peuvent être vendus afin de se procurer de liquidité et d’un capital conséquent leur permettant de mener d’autres activités génératrices de revenus. En deuxième année, après multiplication de l’effectif du cheptel, chaque bénéficiaire prélèvera un animal de son troupeau, ce qui fera une quinzaine, par localité, qui sera redistribué à d’autres familles vulnérables

Se fondant sur des critères objectifs d’éligibilité au programme, sa mise en œuvre est sous tendue, après catégorisation des potentiels bénéficiaires par la méthode HEA (Household Economy Appproach Framwork ) ou (Analyse Economique des Ménages ) suivant leur degré vulnérabilité; l’activité qui a débuté en mai 2013 a également permis aujourd’hui de donner le sourire et la confiance pour l’amorce d’un nouveau départ aux bénéficiaires dont 50% de femmes qui ne tarissent pas d’éloge pour l’intervention à l’image de Yero Ba ,la soixantaine sonnante ,les bouts de cheveux grisonnants sous le turban encore décati par les ardents coups de soleil qui n’ont guère épargnés son visage portant encore les stigmates d’une vie d’extrême précarité qu’il dissimule sous le manteau d’une dignité pure, stoïque.

S.Diagana




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