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Notre silence : une complicité
Mohamed Ould El Alem - Arguant des difficultés structurelles, formées et consolidées par plus de cinquante ans de tâtonnements pour fonder un état en Mauritanie, faisant de l'élection du Président, un crime d’état, l'opposition radicale fait du président du moment, le responsable de tout et de son départ la solution à tous les problèmes...
Il y quelque chose de fondamentalement putschiste dans la pensée du politique mauritanien. Les forces du refus sont des forces mentalement aliénées, psychologiquement arriérées, religieusement hypocrites, économiquement gangrenées, politiquement suicidaires, socialement délirantes et moralement condamnables.
Mais, c'est faire de la démagogie, une forme de cécité en croyant que ce serait facile et de finir par croire que la Mauritanie est un pays comme les autres... Nous sommes gangrenés par nos contradictions internes, et notre mépris réciproque, aussi bien de nos communautés que de l'état dans son entendement le plus large, la Mauritanie est un pays particulier ayant comme premier ennemi ses propres citoyens.
Il y a eu d´abord, une entente fragile, une mal existence, une existence contestée, une coexistence contestable, un futur sans espoir, le tout construit autour d'une mauvaise vision et d'une gestion chaotique de l´état, de l'unité et de la société.
Donc, il est évident qu´il faut l´effort de tout le monde pour redresser la barre et mettre un semblant de solution acceptée par toutes les parties. C´est cet effort et ce soutien que nous avons décidé d´offrir sans autre calcul que de faire notre devoir de citoyen celui d'aspirer à des lendemains meilleurs avec le concours de tout ceux qui y croient encore.
Et, ce Loin des desseins "politico-politiciens" et il est grand temps que la Mauritanie, notre mère et la seule patrie que nous ayons soit au centre de toutes nos préoccupations en devenant l'épicentre de notre combat pour un vivre en commun dans la paix et la justice sociale pour un développement harmonieux toutes communautés confondues dans l'égalité et la sacralisation du respect de nos différences dans leur pluralité.
Ceux qui attachent de la valeur à la stabilité, qui ont peur de la mobilité, de l'incertitude, du changement, ceux-là ont bâti un puissant système d'interdits et de tabous contre l'absence d'enracinement.
Cette force dérangeante et antisociale, si bien que pour la plus part nous nous y conformons, en feignant d'être ou non motivés par des loyautés et des solidarités que nous ne ressentons pas vraiment, nous dissimulons nos identités secrètes sous des masques qui portent le sceau de l'approbation inconditionnelle de ceux qui fragilisent à dessein notre tissu sociétal.
L'état doit jouer son rôle, en incriminant tout discours séparatiste, haineux et communautariste, notre devenir en dépend en tant que nation arc-en-ciel.
Mais la vérité se glisse dans nos rêves, dans notre réalité dans notre destin commun, et le changement est inéluctable, mais on doit tous éviter qu'il se fasse dans la douleur, l'incertitude et des lendemains difficiles... C'est notre devoir et l'épicentre d'un combat pour une Mauritanie plurielle, respectueuse, juste et égalitaire.
Point de développement sans la sacralisation institutionnalisée et constitutionnalisée de l'Unité Nationale, laquelle demeurera une ligne rouge à ne jamais transgresser quelques soient les conditions. Tous nous uni et peu nous sépare. Notre silence est en soi une complicité, certes passive, mais elle n'en demeure pas moins une et de taille.
Que Vive la Mauritanie Unie Réunie Réconciliée Apaisée Juste - Une Plurielle & Indivisible
Par Mohamed Ould El Alem
Premier vice président du P.U.D.
(Parti de l'Unité & du Développement )