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29-08-2014

17:13

Sénégal-Mauritanie : Des autorités plaident pour l’abandon des MGF

APS - Des autorités sénégalaises et mauritaniennes ont formulé un plaidoyer pour l’abandon des Mutilations génitales féminines (MGF) faites aux enfants âgés de 0 à 9 ans dans les deux pays respectifs, a appris l'APS.

Elles ont formulé ce plaidoyer, récemment, lors d'une rencontre transfrontalière à Dial pêcheur (village situé sur le fleuve Sénégal). Etaient présents des autorités administratives, le personnel des coordinations nationales et des représentants des communautés du Sénégal et la de République islamique de Mauritanie.

La réunion était initiée par la cellule de l’ONG Tostan du nord en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le gouvernement du Sénégal.

Selon les organisateurs, "ces plaidoyers visent à permettre à la femme et à l’enfant de retrouver leur droit humain d’ici 2015 (…) et de mettre en œuvre des plans d’action de sensibilisation afin d’engager les communautés à veiller au respect des engagements pris lors des rencontres".

''Ces rencontres transfrontalières constituent des moments forts de mobilisation sociale et d’engagement des communautés à préparer à tourner la page sur l’excision, les mariages précoces et forcés", a dit le représentant de l'UNICEF Gallo Kébé.

Selon lui, les mutilations génitales féminines causent un préjudice grave aux femmes qui les subissent.

''Ils ont des effets immédiats et à long terme sur la santé, qui se manifestent par des douleurs chroniques, des infections, de l’incontinence et parfois des complications mortelles lors de la grossesse et de l’accouchement", a-t-il expliqué.

M. Kébé, également représentant de l’UNFPA, a suggéré aux acteurs de la santé de la reproduction, la mise en place d’un mécanisme de suivi des déclarations pour une meilleure prise en charge des cas de récidive.

De son côté, le Coordonnateur régional de Tostan, Abou Diako, a affirmé que les activités de sensibilisation et mobilisation sociale ont permis aux 33 villages du département de Matam de prendre une décision d’abandonner "ces pratiques néfastes qui bafouent le droit de la femme et de l’enfant".

Le représentant du gouverneur mauritanien de la région de Gorgol, s’est aussi engagé à mener des actions pour l’abandon de l’excision soulignant que le gouvernement de son pays est dans "la même mouvance pour lutter contre ces pratiques faites à la couche sociale la plus faible."

MMT/SDI/OID



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