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Économie : informatique : ces petits mauritaniens génies de la toile.
Papi Lam est un universitaire qui vient avec brio de « croquer » une licence en informatique avec mention très bien. D’autres jeunes mauritaniens comme lui ont l’esprit scientifique à l’image d’Omar Tall notre jeune homme à tout faire à Cridem. Nous somme revenu avec eux sur une question qui taraude notre esprit : L’univers des logiciels en question.
Microsoft par exemple et les éditeurs de logiciels propriétaires qui n’ont pas tort de nous reprocher nous autres africains de vouloir par la fraude lutter contre la fracture numérique. Par ailleurs certains partisans du libre et de la démocratisation du savoir veulent trouver une réponse à cette question.
Pour Papi Lam, véritable Einstein des ordinateurs, « des solutions contre la fraude peuvent être préconisées par open source en espérant que les éditeurs de logiciels se penchent réellement vers l’interopérabilité ». C’est quel mot pour le profane que je suis me suis-je interrogé.
L’informaticien universitaire, d’éclairer notre lanterne que « devant le piratage des logiciels en question, la question mondiale d’appropriation de l’information susceptible d’assurer la création de la valeur, l’adaptabilité, la pro-activité et la compétitivité, il n’y a qu’une alternative ; c’est de revenir sur les outils open source qui nous permettent d’échanger et de partager des informations sur la toile sans contraintes de formats et de protocoles » dit le jeune homme.
Il est claire qu’il y de véritables enjeux liés à cette dynamique, souligne l’informaticien. Sur l’interopérabilité, il fera savoir que le monde anglo-saxon, la voit sous « l’angle de l’informatique et des télécommunications » et comme un moyen de puissance et de domination d’un marché.
C’est aussi l’avis d’Omar Tall, le programmeur de Cridem, pour lui, « on appelle interopérabilité la capacité que possédé un produit ou un système, dont les interfaces sont intégralement connues, à fonctionner avec d’autres produits ou systèmes existants ou futurs et ce sans restriction d’accès ou de mise en œuvre ».
Il va citer qu’un exemple de systèmes interopérables « est le téléphone ». En effet, on peut ainsi téléphoner sans se soucier de la marque de téléphone de son correspondant ni des matériels utilisés par les différents opérateurs.
Il poursuit que tout éditeur propriétaire, « doit se soucier des besoins des administrations et des entreprises dans le cadre de l’interopérabilité pour leur permettre de pouvoir échanger et partager les supports informatiques de travail sans contrainte technique et ainsi de ne pas faire usage de la piraterie si elle ne peuvent pas s’acquitter de certains droits de licences pour les solutions propriétaires ».
L’open source ? Il ne faut pas confondre logiciel libre et logiciel gratuit. Un logiciel libre n’est pas un logiciel qui n’a pas de licence mais un logiciel dont la licence vous garantit certaines libertés, confirme un informaticien de la toile donnant une définition précise du logiciel libre qui selon lui est basée sur quatre libertés fondamentales : « les libertés d’utiliser, de copier, d’étudier ainsi que de redistribuer ».
ADN