Cridem

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24-07-2015

06:29

La dictature d’une belle-famille jette Aïssata dans l’inconnu

Abou Cissé - Entre Aïssata et Sall, deux ressortissants de Bababé, ce fut un heureux ménage qui dura 17 ans et fut couronné par trois garçons âgés de 15, 12 et 7 ans.

Mais Aïssata a toujours buté contre l’hostilité de sa belle-famille, notamment ses beaux-frères. Ces derniers profiteront ainsi de la maladie de Sall, un cadre de haut niveau qui vivait heureux avec sa petite famille dans sa propre maison. L’homme était devenu presque impotent.

L’enfer s’ouvrit alors pour Aïssata qui ne pouvait plus compter sur son mari, terrassé par ce terrible mal. Le bras-de-fer continua jusqu’au jour où Aïssata fut boutée de force hors de son foyer conjugal.

Même ses bagages, ses beaux-frères ne lui permirent pas de les récupérer. Résignée, elle trouva refuge chez ses parents dont la concession n’est pas très éloignée de celle de son mari. Le hic est qu’elle fut même privée de ses enfants. Ce qui l’obligea à porter son affaire devant le Cadi d’El Mina. Le juge après avoir écouté les deux parties déclara à Sall et à sa famille que la garde des enfants revenait à leur mère.

Il enjoignit également à la belle-famille qui apparemment percevait les salaires de son mari, de subvenir aux besoins d’Aïssata et de ceux des enfants et d’assurer leur scolarité. Les enfants étudiaient dans une école proche de la maison de leur père. Un jour, ils ne rentrèrent pas. Inquiète, Aïssata sut en fin de compte qu’ils ont été séquestrés par sa belle-famille contre l’avis d’une décision judiciaire. Elle est revenue voir le juge, mais ce dernier est en vacance et ce serait son suppléant qui devra prendre une décision dans cette affaire à suivre.

Abou Cissé



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