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19-12-2015

11:33

Société / La grande marche [PhotoReportage]

La marche citoyenne de Nouakchott du vendredi 18 décembre 2015, a vécu sous une belle harmonie. Par sa composition hétéroclite, elle a rassemblé les forces politiques de tout bord, la société civile, les syndicats, les parlementaires, et les élèves du supérieur et du secondaire, pour une rupture.

De son départ de la mosquée marocaine jusqu’à son point de chute devant la bibliothèque nationale, la marche fût sobre et pleine d’émotion pour les nombreuses victimes de l’insécurité ambiante que connait Nouakchott.

Les banderoles à elles seules suffisent pour attester d’un raz le bol de toute la capitale face au laxisme des autorités à faire face à la menace qui pèse sur les citoyens. Ce vendredi 18 décembre, toute la république et ses représentants les plus éminents qui se sont retrouvés pour un message fort à la nation.

Le forum fera savoir « que c’est la grande mobilisation du défi républicain face à un régime qui a échoué face à ce qui symbolise les valeurs d’une nation ». C’est toute une composante qui a fait preuve de courage et bravoure pour dire « Assez ! ».

Les nouakchottois, se sentent blessés, agressés, et meurtris par « l’insécurité, et la cherté de la vie » a lancé un avertissement sur plusieurs points dont le refus de cautionner l’esclavage, la gabegie, le chômage des jeunes diplômés, le bradage et les licenciements abusifs dans certaines sociétés nationales.

Les marcheurs feront savoir que la démocratie c’est avant tout une affaire de rapports civilisés entre protagonistes, comme pour appeler le gouvernement au respect de la feuille de route du forum national pour l’unité et la démocratie. Le FNDU l’a clairement affirmé aux autorités, publiquement, sans sourciller, le regard droit.

L’opposition, à bien entendre les porte-paroles de la marche, à savoir Ould Bouhoueyni et Kane Hamidou Baba, ne se trompe pas de combat car le pays est en alerte permanente sans qu’on prenne les dispositions pour préserver les populations.

A ses yeux, le régime actuel est disqualifié, car face à tant de griefs, le devoir d’un chef d’Etat est d’alerter, de sécuriser, comme le dit si bien l’adage mieux vaut prévenir que guérir.

ADN

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