Cridem

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28-01-2016

22:00

Pièce de théâtre : Deuxième Tableau - Le couple - Birama et Fanta

Amadou Diagne Niang - Fanta : Pourquoi tiens-tu trop à ce rêve passager
Dans le pays tout entier, on ne fait qu’en parler,
On me considère partout comme une présomptueuse,
Une gueuse errante, une esclave malheureuse
Qui défie et offense la très haute noblesse,

En essayant de tromper la naïve jeunesse.
Jamais, je n’ai ignoré les doux sentiments d’amants
Qui m’ont toujours attiré comme le fer par l’aimant.
Mais la différence de nos castes est une frontière sacrée
Et ni toi ni moi ne pouvions la violer ;

Elle est trop forte pour être abolie,
Nous ne seront tous deux que de la société bannis.
Cesse de souffrir d’une simple esclave,
Le pays regorge de filles qui ne sont pas captives.

BIRAMA : Fanta ! Fanta ! Nul n’est né esclave
Nous naissons tous égaux, tu n’es pas une esclave.
Ce sont eux le sont, ces gens de la noblesse,
Ils aspirent aux hauts rangs et s’engouffrent dans la bassesse.
Ce sont eux qui le sont par leur avidité aveugle
De gloire, d’honneur et par leurs absurdes règles. 6

Nous lutterons ensemble si encore tu m’aimes
Partageons nos peines et nos amertumes.
Jusqu'à notre triomphe, jusqu’à notre victoire
Jusqu’à l’accomplissement de notre juste devoir.

FANTA :

Puisque tes parents s’érigent entre nous
Soyons sûrs de nous heurter à des échecs partout.

BIRAMA : (lui répondant)

L’heure n’est aux pleurs, aux lamentations futiles
Aux plaintes, au découragement et aux craintes puériles.
Ce soir se tiendra le conseil des anciens
Et j’annoncerais à l’assistance que je veux ta main.
Je t’informerais alors de l’effet de la nouvelle
Si elle est approuvée où soulève des querelles.

FANTA : Je t’aime tant Birama.
BIRAMA : Moi aussi, ma Fanta.

Fin du second tableau



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