Cridem

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11-01-2017

13:30

Un député laudateur a échappé de peu au lynchage

L'Authentique - Khalil Ould Teyib, député à l’Assemblée Nationale. Personnage atypique connu pour ses sorties intempestives et son « Amour » intransigeant à l’égard de Mohamed Ould Abdel Aziz, le Président de la République, l’a échappé belle.

Il a failli être passé à tabac par un groupe de jeunes irrités par ce qu’ils considèrent être des provocations répétées du député. C’était le mardi 10 janvier dernier, au cours d’une cérémonie organisée par les Nationalistes Arabes, Nasséristes et Baathistes, lors de la célébration de l’anniversaire de la mort de Saddam Hussein.

Tout se passait bien, entre poèmes déclamés à la mémoire de l’ancien dictateur sous son énorme effigie et récits de sa gouvernance jugée d’éclairée, lorsque Khalil Ould Teyib prit la parole. Il y cita ceux qui pour lui constituent la fierté du monde arabe et de l’arabité, citant à la trame de Saddam Hussein, le président égyptien Jemal Abdel Nasser et….Mohamed Ould Abdel Aziz.

Et comme dans toutes ses sorties, il demanda à tous ceux qui étaient présents de soutenir le président Ould Abdel Aziz et le pousser à se présenter pour un 3ème mandat. C’était la parole de trop.

Considérant cette demande anticonstitutionnelle comme une provocation qui va même à l’encontre du souhait de Ould Abdel Aziz qui a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne se présentera pas pour un tel mandat, un groupe de jeunes se lança à l’assaut du député pour le dépecer.

Alors que la salle se vidait des responsables qui avaient organisé la rencontre, Khalil Ould Teyib ne dut son salut qu’à de bonnes volontés ainsi qu’aux organisateurs qui l’ont fait sortir difficilement par une porte dérobée, au milieu des insultes et des invectives qui le poursuivaient dans son échappée.

A rappeler que Khalil Ould Teyib était une figure de l’opposition. Il militait au sein du parti Alliance Populaire Progressiste (APP) de Messaoud Ould Boulkheïr lorsqu’il choisit de rejoindre la majorité en emportant avec lui le siège de député qu’il avait obtenu sous les couleurs de son ancien parti.

Depuis, Khalil Ould Teyib ne rate pas une occasion pour se distinguer par son zèle et ses envolées laudatives. Il est l’un des adversaires les plus acharnés du Français en Mauritanie, et un fervent défenseur de l’arabe comme langue d’enseignement total et exclusif ainsi que comme langue de travail dans l’administration mauritanienne.

C.A



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