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27-10-2017

08:29

Mme Fatimetou Mint Maham, secrétaire exécutif de Stop Sida : ‘’La loi sur la santé de la reproduction est importante mais il lui faut des décrets d’application’’

Le Calame - L’Assemblée Nationale vient d’adopter le projet de loi sur la santé reproductive dont vous êtes maîtresse d’œuvre. Quel est votre sentiment ?

Fatimetou Mint Maham : Mon sentiment ne peut être que de satisfaction ; en réalité la loi a été déjà adoptée par le conseil des ministres et les deux chambres parlementaires, cette adoption dont vous parlez n’est que la prise en compte des réserves soulevées par l’une des chambres.

-Pouvez-vous nous rappeler les raisons qui ont poussé votre organisation à initier ce texte ?

-Comme vous le savez, le rôle des organisations de la société civile est de contribuer à l’atteinte des objectifs des stratégies nationales ; donc un rôle complémentaire à celui de l’Etat et nous faisons partie de ces OSC (appelées par certains les auxiliaires de l’Etat), mais sans se vanter, nous faisons la différence.

Vu que la santé de la mère et de l’enfant sont au cœur de nos priorités et que cette loi a trop trainé, nous avons pris l’engagement de faire un plaidoyer avec une approche inclusive impliquant les départements clés, les religieux, journalistes, ONG socioprofessionnelle et certains partenaires techniques et financiers (UNFPA, HP+, AFP/Opp.Fund) ; et ce résultat est le fruit du travail des différents acteurs qui ont fait de la loi une priorité de leurs actions

-Quelles sont les actions que votre organisation va entreprendre dans les prochains jours?

-Les prochaines étapes sont de continuer le plaidoyer pour avoir des décrets d’application, car avoir une loi est une bonne chose mais sans décrets d’application, cette loi n’aura pas son d’impact sur le citoyen, aussi bien le prestataire de service que le client.

En plus nous continuons notre vaste programme de vulgarisation de la loi et des textes d’applications pour être connus de tous.

Dans notre programme, nous avons aussi des réunions de mise à niveau et des séances de sensibilisation appuyées par des émissions radiotélévisées en langues nationales.

En plus de l’arabe et le français, la loi et les décrets d’applications seront traduits aussi en langues nationales pour être à la portée de tous les citoyens.

Propos recueillis par DL



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