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01-12-2017

17:20

Nouveau cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Mauritanie

MesVaccins - En Mauritanie, le 26 novembre 2017, les autorités sanitaires ont notifié un nouveau cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo chez un agriculteur âgé de 48 ans à Dar Naim, à la périphérie de la capitale, Nouakchott.

Symptomatique le 11 novembre 2017 il a été hospitalisé et mis sous traitement. La fréquence de ces événements confirme la prévalence relative du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, du réservoir et des vecteurs du virus en Mauritanie.

Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est endémique en Afrique, dans les Balkans, au Moyen-Orient et dans les pays asiatiques au sud du 50ème parallèle nord. Les hôtes du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo comprennent une large gamme d'animaux sauvages et domestiques tels que le bétail, les moutons et les chèvres.

Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est du genre Nairovirus, de la famille des Bunyaviridae. Il peut être responsable de graves épidémies de fièvre virale hémorragique. Il provoque forte fièvre, douleur, nausées et vomissements généralement 3-4 jours après la contamination. Il peut être responsable de formes hémorragiques graves avec un taux de létalité de 10 à 40 pour cent.

La transmission, à l'homme, du virus se fait par piqûre de tique (Hyalomma) ou par contact avec du sang contenant le virus ou des tissus d'animaux immédiatement après l'abattage.

La majorité des cas se surviennent chez les personnes impliquées dans l'industrie de l'élevage, tels que les travailleurs agricoles, les employés des abattoirs et les vétérinaires. Une exposition nosocomiale dans les établissements de soins de santé peut également se produire.

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

• Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.

• Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).

• Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.

• Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.

• En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

Pour le voyageur, en cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin.

Source : Promed.



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