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02-12-2017

10:54

Le Ministre de la Culture s'adressant au Président de la République: "Vous avez sécurisé nos villes historiques qui étaient menacées"

AMI - Le ministre de la Culture et de l'Artisanat, porte-parole du gouvernement, Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh, a déclaré, vendredi, dans son discours à l’occasion de l'ouverture de la septième édition du festival des villes anciennes, que nos villes historiques sont désormais, grâce aux efforts du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, protégées contre les dangers qui les menaçaient.

Il a ajouté: Vous êtes celui qui a lancé la première version et vous avez toujours tenu à ouvrir les éditions suivantes, qui ont eu le plus grand impact sur le monde culturel: les réalisations et projets exécutés et sponsorisés par le département de la culture, y compris les espaces, expositions et festivals, en plus de la préservation du patrimoine matériel et immatériel.

Vous visiterez, Monsieur le Président, les travaux et ateliers mis en œuvre par le département à Tichit et à Aghreijit dans le cadre du programme national de réhabilitation des villes historiques et des sites archéologiques.

Il a ajouté que cette ville de Tichit, qui accueille la septième édition du festival, a de tout temps conservé son rôle de premier rang au milieu des villes anciennes classées au patrimoine mondial. Elle était la destinée des caravanes transportant les différentes marchandises provenant de l’Afrique noire ainsi que d’autres caravanes venant du Maghreb, du temps où le chameau était réellement le navire du désert.

Il a souligné que Tichit était la ville antique la plus riche en matière de manuscrits eu égard à sa position médiane au milieu des autres villes sur la route des caravanes. Les érudits et hommes de lettres issus de cette vielle citée étaient distingués par leur savoir et leur renommée. Tichit était également connue par l’industrie de textiles, et c’est ainsi qu’elle était surnommée "Tichit des habits" car l'industrie du vêtement y était florissante.

D’autres vêtements y étaient tissés à partir des poils de chameaux et de laine. A ces industries s’ajoute le commerce du cuir et celui du sel communément appelé "Amersal" encore pratiqué de nos jours.

Il a dit que les œuvres qui, de nos jours, enrichissent les bibliothèques de Tichit prouvent que l'intérêt de nos scientifiques ne se limitait pas aux sciences de la charia, de la linguistique, des sciences humaines, mais aussi à l'astronomie, aux mathématiques, à l’ingénierie, à la médecine, et aux autres sciences naturelles réputées d’utilité notoire.

Et le ministre de la Culture de déclarer que ces livres étaient là du temps de l'épanouissement des connaissances scientifiques à l'ère de la prospérité de la civilisation arabo-islamique, avant que nous ne nous détournions de l’étude des sciences utiles, permettant ainsi aux autres de s’en occuper à notre détriment.

L'intérêt du président pour la diffusion de ces sciences dans les programmes d'éducation et de formation professionnelle se retrouve dans l'intérêt de ses prédécesseurs pour toutes les sciences: chaque science bénéficiait de l'attention qu'elle mérite pour promouvoir la nation et consolider les piliers du développement solide tout en préservant l'identité culturelle et cognitive de la Mauritanie du futur. Pour être le pays de la Mauritanie du million de poètes, du million d'ingénieurs, du million de médecins, du million d'investisseurs pour que la renaissance soit complète.

Le ministre a souligné que la septième édition du festival des villes anciennes prouve que nos villes historiques sont désormais immunisées contre les dangers qui les menaçaient grâce aux infrastructures de base et la revalorisation du patrimoine culturel, notant le retour au terroir des autochtones qui ont maintenant confiance en leurs villes.

Rappelant dans ce contexte la bataille de Tichit en janvier 1913, les moudjahidines ont combattu, armes à la main, contre le colonialisme. Les savants se sont battus avec leurs connaissances. Les populations ont, quant à elles, combattu l’ennemi en solidarisant avec les résistants, car, dans la Batha de Tichit, le sang des martyrs a coulé, et sur cette batha, l’émir Sid’Ahmed Ould Ahmed Aïdda a été pris en otage et une série d’opérations héroïques inoubliables a été enregistrée depuis le Dhar de Néma jusqu'à l’Affollé, l’Aftout, le fleuve, l’Adrar, l’Inchiri, Tiris et El-Sahel.

"Le nouveau drapeau mauritanien et l'hymne national, indiquent clairement que la Mauritanie était autrefois protégée, comme c'est le cas aujourd'hui, grâce à Allah et à vos efforts pour la sécurité et la stabilité de notre pays".
Il a souligné qu'au cours des dernières années, les principaux projets dans le domaine des infrastructures (routes, ports, aéroports, écoles, hôpitaux, réseaux d'eau et d'électricité, réhabilitation des quartiers périphériques, réhabilitation des forces armées et l’octroi des libertés publiques) ont été menés à bien, notant que la création d’un taux de 1% des recettes douanières était d’un grand secours pour le département de la culture.. Pour les soutenir en déduisant 1% des recettes douanières.

Le ministre a souhaité la bienvenue aux "frères et voisins venus pour partager avec nous la joie de cette belle occasion malgré les aléas du voyage".





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