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20-12-2017

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Sénégal : un Mauritanien rallie Nouakchott à Dakar en fauteuil roulant

Alakhbar - Paris réussi pour le handicapé moteur mauritanien. En fauteuil roulant, Sidaty Aidara (Photo), 45 ans, a parcouru les 585 Km entre Nouakchott, la capitale mauritanienne et Dakar, la capitale sénégalaise.

Le champion d’Afrique en Hadi-basket et joueur de tennis de table n’est pas à son premier exploit. En fauteuil roulant, il a parcouru, deux fois, Rosso-Nouakchott (205 Km) en équipe et en solitaire.

Neuf (9) jours c’est le temps qu’il a fallu pour que Sidati - qui avait quitté Nouakchott lundi 4 décembre 2017 - arrive à Dakar. "J'ai bravé le soleil, le vent, la fraîcheur, etc. mais je suis ravi d'avoir réalisé mon objectif", a-t-il affirmé à Alakhbar.



Sidati Aïdara s'était équipé d'un casque de moto, des lunettes de soleil, d'un turban, des roues de secours "et surtout des drapeaux mauritanien et sénégalais. Pour moi, indique-t-il, la Mauritanie et le Sénégal sont deux pays mais un seul peuple, lié par la parenté, l’histoire et par la géographie»,



"Ce qui m’a plus marqué durant toutes les étapes, ce sont ces handicapés et d’autres personnes qui venaient m'accueillir et m’encourager. J’ai rencontré aussi plusieurs journalistes. Je remercie d’ailleurs mon doyen: le célèbre journaliste et comédien sénégalais Golbert Diagne »

Cette fois, Sidaty Aidara a pris la destination de Dakar pour « rendre hommage à la vedette de la musique sénégalaise et leader du groupe "Super étoile de Dakar". Avec Youssou Ndour j’ai beaucoup de similitudes. C’est un self made man qui aime son pays mais en même temps un panafricaniste engagé qui œuvre pour le développement du continent africain».



Le handicapé affirme être inspiré par Youssou Ndour depuis les années 80 : « Le leader de Super étoile avait un danseur très doué : feu Alla Seck. Il m’a beaucoup inspiré. Il dansait avec ses pieds et je l’imitais avec mes mains, ce qui m'en rendu célèbre dans mon pays, la Mauritanie.

Pour son message aux handicapés, Sidati Aïdar dira : «Le handicape ne doit pas nous empêcher de vivre comme les autres. Depuis longtemps, j’ai appris à faire les choses par moi-même. Et jamais je ne l’ai regretté ».




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