Cridem

Lancer l'impression
17-01-2018

06:00

Disparition de Moussa Diagana : Signature perdue, le deuil (Par Bios Diallo)

Traversées Mauritanides - Le monde des lettres a l'âme en berne. La mort, l'imparable rochet a posé à jamais ce jour la signature de Moussa Diagana.

Intellectuel humble, d'une culture qui force le respect, Moussa a marqué les esprits par la finesse et l'engagement de son écriture. Je découvre le dramaturge chez feu Ousmane Moussa Diagana, son alter ego en bien des genres, début des années 1990 alors que je faisais mes débuts dans l'écriture et la presse. Je trouve en lui un aîné, un mentor.

La légende du Wagadu vue par Sia Yatabéré (Prix du théâtral interafricain de RFI en 1988 et qui sera joué sur plusieurs scènes et porté à l'écran par Dani Kouyaté sous le titre Sia, le rêve du python et aura le Prix spécial au Fespaco), Targuiya, Un quart d'heure avant..., toutes pièces publiées chez Lansman (1994, 2001, 2005), sont des écritures éclairantes et audacieuses.

Regards d'un homme qui n'attend des signatures que la transmission sans sentimentalisme. Le Wagadu, la Palestine, Targuiya, rive de terres touarègues, s'arriment à la "légende d'une vérité" (dixit Williams Sassine), celle de nommer, dire en auteur LIBRE !

Moussa quitte nos yeux, mais nous trouverons le réconfort dans la relecture constante de ses œuvres qui lui survivront : le deuil un lien.



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


 


Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence www.cridem.org