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06-03-2018

06:45

L’Association des écrivains mauritaniens de langue française lance sa revue

Le Quotidien de Nouakchott - L’Association des Ecrivains Mauritaniens d’Expression Française (AEMEF) vient de lancer Souffles Sahariens, une revue entièrement consacrée à la recherche sur la littérature et à la création.

Le premier numéro de cette publication semestrielle qui se veut à la fois un organe de l’association et un espace d’expression pour tous les écrivains, chercheurs et analystes en littérature dénote la résolution de ses auteurs d’offrir au public un produit de qualité, au contenu richement varié et touchant à plusieurs dimensions de la littérature mauritanienne.

Ainsi, les comparatistes y trouveront des articles fouillés sur le dialogue des cultures et des civilisations, les critiques littéraires y trouveront des analyses d’œuvres, surtout mauritaniennes, qui les aideront à mieux découvrir une production littéraire nationale jeune et encore peu connue et les amateurs des belles lettres y découvriront des œuvres inédites, des nouvelles en particulier, d’auteurs mauritaniens qu’ils connaissent déjà ou dont ils feront la connaissance à cette occasion.

Ce premier numéro de Souffles Sahariens comprend quatre rubriques principales : Analyses, Comptes-rendus de lecture, Actualités littéraires et Créations.

Il propose aux lecteurs, dans la première rubrique, un florilège d’articles analytiques et de notes de lectures des dernières parutions littéraires, inauguré par un article sur l’approche marxiste de la littérature, écrit par Mohamed Ould Bouleiba, le président de l’AEMEF, suivi d’un autre de Mamadou Ould Dahmed sur le dix-huitième siècle français, les fondements de « l’esprit des lumières et précisément la singularité du projet philosophique de Jean-Jacques Rousseau, « la conscience critique » de ce siècle.

Dans la même rubrique, Idoumou Ould Mohamed Lemine Abass propose une analyse sur la représentation du désert dans la littérature française ; comment les créateurs tiennent en passion cet espace de solitude, paradoxalement grouillant de « vies » et comment il féconde leurs rêves et fleurit leurs œuvres. Un article sur la perception du temps chez Habib Mahfoudh conclut cette rubrique; il donne l’occasion à Mohamed Lemine Baba Moustapha de revenir sur l’écriture originale et le style décapant de l’auteur des Mauritanides.

Dans la rubrique « Comptes-rendus » on trouve une présentation du roman Le tambour des larmes de M’Bareck Ould Beyrouk, une autre de l’essai de Mohamed Ould Bouleiba, Poésie, musique et littérature, une lecture de Le fou d’Izziwane d’Idoumou et une analyse de Tonnerre au dessus des vagues, d’El Ghassem Ould Ahmedou. On peut y lire aussi une synthèse critique du roman de Brahim Bakar Sneiba, Soufi, le mystique qui faisait peur et une note de lecture de La résistance pacifique, de Mamadou Kalidou Ba.

Après un bref détour par l’actualité littéraire, la rubrique « Créations » comporte deux textes inédits : une nouvelle d’Idoumou et une autre de Brahim Bakar Sneiba.

Un numéro riche donc et à la matière diversifiée, que le public intéressé par la littérature est vivement invité à lire, pour encourager une contribution bienvenue à la dynamisation de la scène culturelle de notre pays, frappée de léthargie et de manque d’initiative, alors que la culture en général - et la littérature en particulier - reste le domaine où la Mauritanie a le plus de chance de se faire une place de choix dans le cercle des nations et d’espérer marquer la pensée universelle d’un apport original.





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