Cridem

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03-08-2018

08:54

Nouakchott/Détérioration d’une nouvelle infrastructure routière (En IMAGES)

Tawary - Nul besoin de longues investigations : c'est la route empruntée par des véhicules légers en provenance du carrefour du CNC qui commence à se détériorer.

Construite seulement pas un mois, la route descend du Centre National de Cardiologie (CNC) en direction de l’ancien garage de la société de nettoyage Pizorrno en passant devant la Clinique Dar-Essiha qui jouxte le domicile d'un président de parti politique membre de la majorité présidentielle. Elle est longue d'environ de quelques km, est en train de se dégrader à maints endroits comme nous l'avions constaté,ce jeudi.

Maillon important de l'axe qui sert à desservir les quartiers de l’Ilot K, ce tronçon, comme ceux reliant à la route qui quitte le centre ville en allant vers la plage et aux cités sur le carrefour Nouadhibou, est victime d’une détérioration rapide.

Les usagers désignent sans hésiter le coupable : le mauvais travail. Nul besoin de longues investigations pour s'en convaincre, un simple coup d'œil sur la chaussée suffit : c'est les abords qui commencent à se détacher et le goudron presque défoncé.

Les endroits concernés sont situés au niveau de la Clinique Dar-Essiha en venant du carrefour qui sépare le CNC et le centre de traumatologie orthopédie et des grands brulés.

"C'est le gaspillage et le laisser-aller qui sont les premières causes de destruction de la chaussée. L'autre cause est vraisemblablement liée à des lacunes de conception de la route.

Mais, il est difficile de situer la responsabilité des lacunes de conception sans au préalable avoir fait une étude"
, analyse une source au département de l’Équipement et des transports, qui a préféré garder l’anonymat. Un axe pratiquement emprunté par de petits véhicules et à ce niveau et qu’adviendra si des gros porteurs passent dessus ? S’interroge un taximan.

"Faut-il procéder à un audit pour situer la responsabilité de l'entreprise, du bureau de contrôle et de l'administration, afin que des sanctions soient prises contre les auteurs de ce gaspillage ", a prévenu un citoyen.

Sinon que faire pour punir les auteurs de ce mauvais et sur ce que d’aucuns qualifient de “gaspillage flagrant de l’argent de l’État”.

La détérioration de cette route et dans certains de ses endroits où les travaux sont achevés depuis seulement quelques semaines est sans doute le fruit de l’absence totale des normes de réalisation et la non-intervention des autorités pour le contrôle du travail en cours de réalisation, martèle un usager de l’axe.

Qui peut avoir le courage de se déplacer sur les lieux et reconnaitre les anomalies et les malfaçons visibles à l’œil nu sur cette route faite avec plusieurs centaines de millions ou milliards d’UM ?

Un commis de l’Etat qui s’est confié à notre reporter demande une sortie sur le terrain des hauts responsables du pays pour constater, par eux-mêmes, ce qu’il qualifie de "gaspillage et le manque de fiabilité de l’entreprise concernée".

Par A.SIDI









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