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27-08-2018

06:00

Aziz veut « une écrasante majorité » au parlement : pourquoi ?

Le Calame - Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, veut « une écrasante majorité» à l’Assemblée Nationale au profit de l’Union pour la République (UPR-formation au pouvoir), en perspective d’élections législatives, prévues le 01 septembre prochain.

Le chef de l’Etat est en tournée électorale dans les grandes villes du Sud ce week-end (Rosso, Kaédi, Aleg). Un engagement dénoncé par l’opposition, dans une déclaration rendue publique vendredi.

S’exprimant au cours d’une réunion dans la ville de Rosso, le président a affirmé que « le parti doit disposer d’une écrasante majorité à la prochaine Assemblée Nationale. Notre seule arme démocratique sera cette majorité au parlement. Sans elle, il ne sera pas possible de faire passer nos projets.

Les conditions de cette majorité ne peuvent pas être réunies dans une configuration caractérisées par des divisions ethniques et tribales».

Le président mauritanien a également parlé de la menace d’un vote sanction: «certains ne sont pas satisfaits des investitures. Mais cela est normal, car les listes et le nombre de candidats sont limités par des contraintes légales.

Cependant, je vous appelle à dépasser les clivages et à resserrer les rangs autour de l’essentiel.

Récemment, à la faveur d’une opération d’implantation, l’UPR a annoncé avoir réalisé l’adhésion de 1.115.000 militants, soit le tiers de la population totale du pays.

Je compte sur ces citoyens pour voter en faveur du parti à l’occasion des élections législatives, régionales et municipales de septembre 2018».


Le fond de ce message est revenu dans tous les discours à l’occasion des étapes de Rosso, Kaédi et Aleg.

Cependant « il y a une différence de ton entre l’injonction de Rosso, qui réclamait un vote ferme en faveur de l’UPR, et la demande plus feutrée, formulée à Aleg. Un speech au terme duquel l’orateur a pris le soin d’ajouter avoir donné son point de vue, laissant à chacun la liberté de son choix », note un observateur.

Une tentative de décryptage de ce discours laisse planer un énorme mystère. Pourquoi un président de la République partant dans quelques mois, s’engagerait-il-avec une détermination aussi forte pour une majorité ?

L’auteur du putsch « rectificatif » du 06 août 2008, avec un soutien d’un bataillon de députés prépare-t-il un nouveau coup fourré ?



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