Cridem

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02-09-2018

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"N'essayez pas de devenir un Homme qui a du succès. Essayez de devenir un Homme qui a de la Valeur" (Albert Einstein)

Adama Ngaide - Nous ne combattons pas la personne d’Ould Abdoul AZIZ. Nous ne combattons pas Ba Adama Moussa ou Ngaide Abdarrahmane Hamath ou Diallo Mamadou Bathia. Nous ne combattions même pas le personnage et célèbre sanguinaire Ould Taya encore moins SIDIOCA ou feu Ely Ould Mohamed Vall. Nous ne combattons pas les bidhan.......

Au contraire, nous combattons un système qui s’avère être soutenu, entretenu et servi par des hommes et des femmes. Ce qui compte à nos yeux, ce sont les actes et les comportements de ceux et celles qui ont la gérance des affaires de notre pays, de nos localités et de nos ressources nationales.

Nous sommes dans un combat pour les valeurs de Droit, de justice et de démocratie et leur traduction en actes, projets, programmes au service du pays dans son entièreté. L'Etat doit rester ce garant, cette chose impersonnelle au service de Tous......Ces valeurs ont la particularité d’être humainement partagées que l'on soit à Boghe, Kuala Lumpur, Boghe, Washington ou Legaaal Soubalo.......ou Libarta dans le Boghe Escale......

Nous affirmons et nous nous affirmons dans un combat contre un système. Le système est raciste, esclavagiste et féodal hérité mais perpétué, hélas, par des hommes et des femmes qui gèrent l’Etat et ses démembrements. Ce système, et avec lui ses souteneurs et ses serviteurs, nous combattrons !

Le système est raciste. Ce système a recruté et recyclé les mêmes hommes et les mêmes femmes. Aujourd’hui l’Etat se confond, après 58 ans d’indépendance, a une communauté arabe flanquée de ses obligés. Nous avons un président (qui est en passe de devenir un Roi) avec dans sa cour des sujets (maires, députés, gouverneurs, directeurs, préfets, sous-préfets, colonels, généraux, chefs de villages, notabilités, enseignants etc.) mais aussi sa société civile à tous crins.

C’est un système de domination injuste de la minorité arabe sur la majorité noire. Alors de grâce, vous qui vous positionnez en fonction de vos intérêts alimentaires ou de vos amis de jeunesse, ou de vos parents ou en fonction de vos appartenances régionales ou familiales, rabattez vos prétentions et contrôler vos aversions. Les peulhs avait déjà dit : «Quand l’Homme se perd, il perd aussi sa vérité».

Nous les opposants depuis le PRDS de Taya, en passant par la transition dévoyée de feu Ely et les régimes de SIDIOCA et d’Ould Abdel Aziz, nous combattons un système raciste, esclavagiste et féodal soutenu par des compradores, des latifundis, des hiérarques, des dynastes et autres autocrates obnubilés par l'énormité du butin public à partager.

Issus de toutes les composantes nationales, ils sont enfermés dans une logique de préservation impitoyable de leurs "privilèges" et/ou une obsession de réalisation d’ambitions personnelles.

C’est ce système qui puise ses racines dans le discours conceptuel des idéologues de l’UPR, forts en expropriations foncières, déterminés à accompagner la chute libre de l’enseignement et acquis à la dégradation du bien-être social, culturel et économique du pays via le pillage et la privatisation des derniers publics. Nous avons entendu le « Roi » Ould Aziz (le nouveau monarque et l’ancien général limogé), nous l’avons entendu faire dans l’apologie de l’expropriation foncière et affichant un mépris à l’égard des populations rurales. N’est-ce pas une forme affirmée de racisme entretenu subtilement et ouvertement par les cadres noirs (eux-mêmes propriétaires terriens) qui ont accepté de s’effacer et de se soumettre.

C’est ce système que nous combattons. Il est devenu comme une hydre de Lerne, donc à plusieurs têtes, ramifiées dans le territoire sous forme de maires, de députés, gouverneurs, préfets, commissaires de police, d’agents de renseignement, d’officiers et de cadres, de notabilités, de marabouts tous corrompus et corrupteurs. Ce système et ses Hommes nous ont conduits à une précarité étatique où Ould Abdel Aziz gère cruellement le pays entouré de ses sinistres courtisans. C’est ce système que nous combattons.

Adama Ngaide. AJD/MR. USA



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