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02-09-2018

16:16

Vidéo. les mauritaniens aux urnes pour les législatives et les locales

Le360 - Le vote de près de 1,4 million d’électeurs mauritaniens en vue d’élire des députés, des membres de conseils régionaux et des maires de communes, a débuté ce samedi à 8 heures (locales et TU), sur l’ensemble du territoire national.

C'est vendredi que les forces armées et de sécurités ont voté «pour leur permettre de se libérer et de s’acquitter de leur mission républicaine» selon le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Mohamed Vall ould Bellal. Depuis ce matin du samedi, ce sont donc les civils qui sont convoqués aux urnes.

Le haut responsable de la CENI reconnaît le caractère «complexe» de ce vote inédit dans l’histoire du pays. Il affirme cependant que toutes les dispositions pratiques et utiles ont été prises pour un bon déroulement de celui-ci: «tout le matériel électoral a été envoyé à temps dans les chefs lieux de régions et distribué au niveau de toutes les circonscriptions».

98 partis politiques, 1376 listes pour les municipales, 67 listes pour les élections régionales, 96 listes pour les législatives et 87 listes de femmes sont en lice dans le cadre de ses élections générales qui se traduisent par l’organisation de cinq (5) scrutins simultanés.

Les élections législatives, régionales et municipales 2018 en Mauritanie sont qualifiées de «très décisives» par de nombreux observateurs. En effet, ces consultations interviennent quelques mois avant la présidentielle de 2019, à laquelle le chef de l’Etat en exercice, Mohamed ould Abdel Aziz, ne devrait pas prendre part pour cause de limitation constitutionnelle des mandats, sauf revirement de dernière minute.

Ainsi, à la fois dans la majorité et au sein de l’opposition, les forces politiques vont se jauger en mesurant leurs capacités. Après le boycott de 2013, l’opposition dite radicale, notamment le Rassemblement des Forces Démocratiques et le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-formé de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes et au sein duquel on retrouve les islamistes de Tawassoul/ déjà présents en 2013), participent à ces élections. Ce qui leur donne un enjeu particulier.

L’implication des ténors de l’opposition et les frustrations nées des investitures contestées au sein de l’Union Pour la République (UPR-principal parti de la majorité), ont obligé le président Mohamed ould Abdel Aziz à battre campagne dans toutes les régions pour éviter le vote sanction. Un activisme politique fortement dénoncé dans les rangs de l’opposition. Dans une sortie postée sur les réseaux sociaux, un responsable de l’Union des Forces de Progrès (UFP-opposition), a dénoncé vendredi «un vote multiple des militaires, notamment au niveau d’un bureau numéro 23 dédié à la gendarmerie dans la ville de Tidjikja- située au centre du pays.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya








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