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06-09-2018

12:12

Élections du 1er Septembre : En attendant les résultats du scrutin

Le Calame - Les Mauritaniens se sont rendus aux urnes, le 1er Septembre, pour élire leurs conseils municipaux, régionaux et les députés à l’Assemblée nationale. Ils attendent, depuis, les résultats de ce véritable test, grandeur nature, pour la présidentielle de 2019.

Parmi les premiers enseignements, l’extrême complexité de ce scrutin qui ralentit beaucoup la compilation des résultats, au niveau de la CENI. Si la commission met les bouchées doubles, pour publier les résultats provisoires dès le mardi 4 Septembre, elle sera bien aidée par une autre conséquence de cette complexité : le nombre élevé de bulletins nuls, grands vainqueurs de la consultation, en certains centres de vote.

Autre enseignement, la nécessité d’un second tour, dans beaucoup de circonscriptions. Une conséquence directe du nombre élevé de listes candidates. 98 partis politiques ont en effet pris part au scrutin et l’on a compté, en certaines circonscriptions de Nouakchott, jusqu’à 46 listes.

Les alliances électorales sont donc appelées à jouer un rôle capital dans une quinzaine de jours. 48 heures après le scrutin, chiffres et rumeurs les plus contradictoires circulent dans les salons et bureaux de la capitale. Plus l’attente se prolongera, plus les suspicions iront crescendo et plus la CENI se verra accusée de manipulation des résultats, au profit des candidats du parti au pouvoir.

La coalition électorale de l’opposition n’a d’ailleurs pas attendu longtemps pour dénoncer diverses fraudes. C’est peut-être la raison qui poussé le président de ladite commission à sortir de son silence.

Sur sa page Facebook, Ould Bellal déplore les tirs nourris, venus de tous côtés, contre la CENI et tient à rappeler les conditions particulières du scrutin de cette année mais dit comprendre l’empressement des gens à voir l’organe de contrôle publier rapidement les résultats.

Dernier constat, enfin : nombre de partis paraissent déjà éliminés. Si l’intention était d’assainir l’arène politique, en fixant à 1% le seuil minimal à atteindre pour tout parti politique ayant pris aux élections, sous peine d’être dissous, le but semble bien atteint, à en croire les premiers résultats qui circulent dans le pays. On sera définitivement fixé, dans quelques jours.

DL



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