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31-05-2020

06:45

Sécurité/Riad : la police démantèle trois gangs

Tawary - Les limiers du commissariat de police de Riad 1 ont réussi au courant de cette semaine à mettre hors état de nuire trois gangs de 11 gaillards qui avaient orchestré de nombreuses opérations dont des vols à main armée, des cambriolages et des vols.

Les gangs arrêtés sont spécialisés dans le cambriolage des commerces, le vol à main armée et le vol de bétail. Armés d’armes à feu et de poignards, ces derniers opéraient à bord des véhicules de marques Avensis et Mercedes 190, et en plein jour, selon nos informations.

Au cours des descentes effectuées par les brigades de recherche du commissariat de police de Riadh 1 ont mis la main sur d’importants lots de marchandises, des biens, des chèvres, un pistolet, un chargeur et des armes blanches.

Toutes les opérations de recherches, d’investigations et d’arrestations se sont déroulées sous les ordres du jeune et dynamique commissaire de police, M Cheikh Maleainine Ould Moulaye Ahmed, Chef du commissariat Riad 1.

En collaboration avec la direction régionale de la sûreté de Nouakchott-Sud, le commissaire, Ould Moulaye Ahmed et ses hommes exploitaient toutes les informations et planifiaient les pistes jusqu’à l’arrestation de tous les membres des gangs et leurs complices.

Des victimes racontent leur calvaire

Selon le gérant de la station-service située à l’Est du commissariat de Riad 1, trois jeunes enturbannés se sont introduits l’après-midi, du jour de l’Aid Fitr dans son bureau de la station, où, il était. L’un d’eux, lui demanda la monnaie de 500MRU. Je n’en ai pas, lui disais-je !

Celui-ci, braqua son arme sur moi en me disant de lui de verser tout ce que j’ai comme argent. Pour sauver ma vie, je lui ai remis tout le montant que je disposais. Mon argent dans sa poche, il marcha à reculons doigt sur la gâchette, jusqu’ à la rue le temps de donner à ces deux complices de prendre la fuite. Quant à lui, sa cavale n’a pas été longue. Il fut arrêté par des policiers qui lui avaient tendu un piège. Ces derniers mon remis mon argent en entier, explique-t-il.

Au moment, où, je marchais seul dans l’une des grandes rues de Dar-Naim, deux jeunes cagoulés à bord d’une vieille Mercedes 250 m’ont débarrassé de mon boubou et de mon turban. Celui qui m’a tiré par le boubou était armé d’un poignard.

« Durant la scène, ils m’ont fait tomber et croyez-moi, c’est des gens qui sont prêts à tuer. Mais, j’ai pu identifier le cerveau de la bande qui avait tendu le couteau vers moi et d’ailleurs c’est lui qui est menotté là-bas », annonce cette victime.

Il était 14 heures, le samedi dernier, quand une bande de trois personnes s’est brusquement infiltrée dans la boutique de vente de téléphones portables que je tiens dans le quartier d’Ain Talha (Teyarret), alors que j’étais seul. Sans tarder, l’un d’eux m’intimida avec une arme à feu et les autres se mirent à fermer les portes de la boutique, où, nous nous sommes entassés. "Incapable de résister et sous un regard impuissant, ils ont emporté des téléphones de haute gamme et un écran de télévision", a-t-il révélé.

Une femme victime de vol de chèvres n’a pas hésité de dire qu’elle réclame justice et que ces malfaiteurs qui ont semé dans la peur au sein des populations soient punis sévèrement.

Le commissaire rassure….

Le Commissaire de police, M. Cheikh Maleanine Ould Moulaye Ahmed a précisé dans une déclaration faite à la presse que les services de la sûreté sont déterminés dans leur mission qui est celle de garantir la sécurité aux citoyens et la protection leurs biens.

Ces opérations ont été réalisées après avoir reçu des courriers de plaintes de la part des populations dans différents quartiers de Nouakchott-Sud. Après concertations, nous nous sommes engagés à traquer les auteurs de ces vols et agressions dont la plupart ont été commis en plein jour par des gangs armés, a-t-il expliqué.

Il a enfin affirmé que tous les éléments des trois bandes qui sont au nombre de 11 ont été interpelés et se trouvent en garde-à-vue dans les locaux de la police. C’est à la fin des enquêtes, qu’ils seront traduits devant la justice pour répondre aux faits qui les reprochés.

Par Aboubakrine SIDI





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