Cridem

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01-03-2024

14:33

Faits divers…Faits divers…

Le Calame - Les braqueurs de la compagnie chinoise sous les verrous

Jeudi 8 Février vers 4 h du matin, trois individus cagoulés font irruption au siège de la Société mauritano-chinoise des pêches HKMC, à la Cité-plage. Un des intrus est armé de pistolet. Il tire un l'air et ordonne au vigile de rester tranquille.

Celui-ci obtempère, on le ligote et on l'enferme. Les malfaiteurs se rendent ensuite à la direction de la compagnie. Le pistolero tire en l'air pour tenir en respect les fonctionnaires chinois présents, avant que ses comparses les obligent à leur remettre les clefs du coffre-fort et les ligotent eux aussi.

Butin : soixante millions MRO. Avant de quitter les lieux à bord d’un véhicule de la HKMC, les truands démontent et emportent les caméras de surveillance… Informée le lendemain, la police entame sans tarder son enquête, mobilisant toutes les brigades de recherche de Nouakchott.

Les fugitifs sont identifiés. Il s'agit de trois récidivistes fraîchement sortis de prison. Leur traque mène hors de Nouakchott : Trarza, Brakna et enfin Assaba où ils espéraient se la couler douce enfin.

Cela n’aura pas duré plus de dix jours : on les a arrêtés dans un hôtel à Kiffa le lundi 19 Février. Ramenés manu militari à Nouakchott, ils ont été déférés et écroués à la prison civile de Dar Naïm.

La dangereuse « Bande des onze » épinglée

Comme nous l'avions relaté récemment, une dangereuse bande de malfaiteurs sévissait tout dernièrement à Nouakchott. Ils utilisaient de faux taxis pour attirer leurs proies et les emmener dans un coin isolé avant de les délester de tout ; violences en prime, le plus souvent...

Leurs victimes se comptent par dizaines, notamment le jeune homme charcuté à Mellah dont nous parlions dans notre précédente édition. Selon la police, quinze autres personnes ont subi le même sort.

Mais il paraîtrait que les condés auraient fini par les épingler il y a deux semaines, sans informer le public. Un communiqué de la Direction Générale de la Sûreté a fait en tout cas état, samedi, de l'arrestation d'une bande de onze criminels dont deux femmes.

Leurs exactions durant plus d'un mois avaient provoqué une véritable psychose dans la population des quartiers périphériques où ils opéraient. Ils ont tous été confrontés avec certaines leurs victimes avant d'être déférés et écroués, rapporte le communiqué de la DGSN.

Les pionniers de nos limiers

Les faits et le temps ont prouvé que les enquêteurs de notre police nationale n'ont pas grand-chose à envier à leurs homologues des pays « développés ». Il est rare qu'un crime ou autre meurtre ne soit élucidé chez nous en un temps record, bien que certains aient constitué de véritables énigmes.

Nous nous emploierons donc aujourd’hui à rappeler les faits d’armes de certains de nos limiers. Hommage à ceux d’entre eux qui sont morts et congratulations pour leurs collègues encore vivants…

Le défunt commissaire divisionnaire Mohamed ould Brahim ould Seyid mena des enquêtes difficiles et énigmatiques qui permirent d'élucider nombre de crimes. C'était lui qui organisa en 1997 la première Brigade de Recherche du Banditisme (BRB) à Nouakchott. Le jeune commissaire Mohamed Baba ould Ahmed Youra passa pour sa part un séjour réussi au CSPJ.

Ses enquêtes étaient à la hauteur de la tâche. Quant au commissaire Diarra Allassane, il en mena avec succès plusieurs dont celle qui démasqua le plus grand faussaire du pays qui se faisait passer tantôt pour un médecin tantôt pour un haut responsable, grâce à une collection de faux qu’il s’était patiemment constituée.

Le commissaire Ahmedou ould Mohamed élucida les trois tragiques meurtres qui furent perpétrés à Nouakchott en 2008 : ceux du vieil enseignant coranique au quartier Carrefour, de l'homme d'affaires Ould Nana à la Capitale et de la ressortissante française assassinée par son employé gambien à Tevragh Zeïna. Il avait réussi là où les commissions d'enquête avaient échoué.

On se souvient également du commissaire Isselmou ould Mouftah au commissariat spécial de la police judiciaire où il résolut plusieurs affaires difficiles. Les inspecteurs Hassen ould Samba et Mohamed ould Dahi purent mettre la main sur les meurtriers d'une femme à la Kebba d'El Mina en 1996, alors que plusieurs enquêteurs y avaient mordu la poussière.

Le commissaire Hdoud démêla tour à tour les circonstances du double meurtre d'El Mina en 2005 et celui de l'imam de la mosquée Qatar en 2008. Le commissaire Awa ould Nada épingla, en 2004, l'ivoirien qui avait tué sa femme avant de jeter son cadavre à la mer. Feu Mohamed 700 mena avec brio plusieurs enquêtes durant ses fonctions à la tête de la BRB.

Le brigadier-chef Didi ould Moubarak qui le remplaça continue à y accomplir un travail colossal. Je citerai enfin le brigadier Ahmed Kori, un des plus fins limiers au commissariat El Mina 2, et ses homologues en grade Ahmed Telmoud et Selman tout aussi réputés au commissariat El Mina 1...

Et que ceux que je n’ai pas mentionnés ici me pardonnent : ma mémoire est faible et limité mon espace d’écriture dans ces colonnes…

Mosy




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