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L’Assemblée nationale approuve trois projets de loi
AMI -
L’Assemblée nationale, lors de sa séance publique tenue ce lundi soir, présidée par M. Ahmedou Mohamed Mahfoudh M’balla, vice-président de l’Assemblée, a approuvé trois projets de loi relatifs aux accords de financement de projets de soutien aux politiques de développement, au développement à Tamourt Naaj, et au programme de réforme pour une croissance inclusive et durable en Mauritanie.
Dans sa présentation du projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 08 décembre 2025 entre la République Islamique de Mauritanie et l’Association Internationale de Développement, et destiné à financer le soutien aux politiques de développement pour la première réforme en faveur d’une croissance inclusive et durable en Mauritanie,
le ministre des Affaires Économiques et du Développement, M. Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya, a expliqué que le programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde une grande priorité à la modernisation de l’administration en général et du secteur financier et économique en particulier.
Il a précisé que le prêt actuel s’élève à environ (1.187.000.000) nouvelles ouguiyas, qui sera remboursé sur une période de 25 ans, incluant une période de grâce de 5 ans, avec un taux d’intérêt de 1.5% par an sur le solde tiré du prêt, et des frais d’engagement de 0.5% sur le solde non tiré du prêt.
Concernant le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 15 décembre 2025 entre la République Islamique de Mauritanie et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, et destiné à financer le programme de réforme pour une croissance inclusive et durable en Mauritanie,
le Ministre des Affaires Économiques et du Développement a indiqué que ce prêt est un soutien budgétaire entièrement destiné au Trésor public de l’État, et alloué au soutien des politiques de développement liées à la première réforme en faveur d’une croissance inclusive et durable en Mauritanie, soulignant qu’il s’inscrit dans le cadre des efforts gouvernementaux visant à soutenir la croissance économique à long terme, à créer des emplois et à réduire la pauvreté.
Il a expliqué que le prêt actuel s’élève à environ 1.187.000.000 nouvelles ouguiyas, et sera remboursé sur une période de 20 ans, incluant une période de grâce de 5 ans, avec un taux d’intérêt de 1,75% par an sur le solde tiré et non remboursé du prêt, et des frais d’engagement de 0,5% par an sur le solde non tiré du prêt.
Quant au projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 02 décembre 2025 entre la République Islamique de Mauritanie et l’Agence Française de Développement, et destiné à financer le projet de développement à Tamourt Naaj,
le Ministre a affirmé que le programme de Son Excellence le Président de la République vise à généraliser l’accès aux services de base nécessaires au développement local, et à développer les infrastructures dans les zones rurales à travers des programmes intégrés couvrant les différents domaines du développement ; et ce, afin de résoudre les problèmes structurels qui entravaient le processus de développement dans le pays, et d’améliorer l’efficacité des services fournis aux citoyens.
Il a déclaré que le financement total du projet s’élève à 43 millions d’euros, dont une subvention de 3 millions d’euros ; et le prêt sera remboursé sur une période de 20 ans, dont 5 ans de période de grâce, avec un taux d’intérêt de 1,82% par an, et des frais d’engagement de 0.5% par an.
De leur côté, les députés ont souligné dans leurs interventions que l’endettement constitue une source de financement importante pour les projets de développement dans le pays, mais qu’il doit être accompagné d’une bonne gestion et d’une rationalisation des ressources obtenues, afin qu’elles soient dépensées aux fins pour lesquelles elles ont été initialement contractées.
Ils se sont interrogés sur le niveau d’évaluation des réformes précédentes à la lumière des discussions sur de nouvelles mesures visant à améliorer la croissance, appelant à renforcer la position et le rôle central de l’économie nationale, à encourager l’investissement et à saisir les opportunités perdues en exploitant les ressources locales gaspillées.
Ils ont appelé au suivi et à l’évaluation de toutes les étapes de la mise en œuvre des projets, à l’activation du travail des organismes de contrôle de l’État, et à l’adoption de mécanismes de gestion qui renforcent la transparence et l’efficacité.