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Le Président Tebboune : «Avec la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Libye, nous privilégions le dialogue et la coopération»
El Moudjahid -
Lors de son entretien périodique avec les représentants de la presse nationale, ce samedi soir, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est revenu sur les relations de l’Algérie avec la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Libye.
Il a insisté sur l’importance du respect de la souveraineté, du dialogue fraternel et de la coopération dans des secteurs-clés comme la santé et l’éducation, tout en soulignant l’existence d’un passé commun avec plusieurs pays de la région.
Interrogé sur les relations avec la Mauritanie, le Président a indiqué : «Nous avons des relations cordiales et nous ne les avons jamais pressés.
Il existe un dialogue fraternel et une coopération dans les domaines de la santé et de l’éducation, et nous ne les avons jamais lésés. Pour le reste, ils sont libres dans leurs relations. Nos relations avec les pays ne sont pas conditionnées.»
Concernant le Mali, Tebboune a souligné : «La rupture est venue d’eux et non de nous. Ils ont refusé la médiation, la considérant comme une ingérence dans leurs affaires internes, et ils sont libres. Mais entre eux et nous, il y a un passé commun. Qu’ils ne se laissent pas séduire par ceux qui les approvisionnent en armes, les utilisent contre nous et, en échange, prennent leurs richesses.»
Sur le Niger, le président a indiqué : «J’ai envoyé un message écrit au Président et nous espérons qu’il visitera l’Algérie.»
Quant au Burkina Faso, il a rappelé que les relations entre les deux pays sont bonnes, précisant que «nous sommes prêts à les renforcer».
Enfin, au sujet de la Libye, le chef de l’État a insisté : «Nous nous efforçons toujours de la préserver. Ce qui l’affecte nous affecte également. Nous partageons un passé commun. Lors du premier Forum de Berlin, auquel j’ai participé personnellement, j’avais souligné que ce qu’ils faisaient constituait une perte de temps et que la solution devait venir des Libyens eux-mêmes, en désignant librement leurs représentants, tout en accueillant ceux proposés par l’initiative internationale.»
«Récemment, l’ONU est revenue sur cette proposition, convaincue que les pays engagés dans le dialogue sont les mieux à même de comprendre la situation en Libye», a-t-il conclu.