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Comme Aziz face aux critiques sur les voitures, Ghazouani doit reculer sur une mesure impopulaire touchant la jeunesse
Shems Maarif -- Comme Aziz face aux critiques sur les voitures, Ghazouani doit reculer sur une mesure impopulaire touchant la jeunesse
La décision d’imposer le dédouanement des téléphones portables est devenue extrêmement impopulaire en Mauritanie, en particulier auprès de la jeunesse.
Depuis le début de la semaine, des manifestations pacifiques se multiplient pour demander l’annulation d’une mesure jugée coûteuse et pénalisante pour un segment de la population qui dépend des smartphones pour les études, le travail et l’accès à l’information.
La taxation sur les smartphones, instaurée par le gouvernement de Mohamed Ould Ghazouani, a rapidement cristallisé le mécontentement des jeunes, qui dénoncent une décision touchant directement leur quotidien et limitant l’accès à des outils essentiels dans une société de plus en plus connectée.
Des observateurs rappellent qu’un précédent existe sous la présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz. En 2014, la restriction sur l’importation des véhicules d’occasion selon leur âge avait suscité une forte opposition des citoyens et des importateurs. Face aux critiques, le gouvernement avait finalement assoupli et en partie annulé la mesure, montrant qu’il était possible de tenir compte de l’avis de ceux directement affectés par une décision.
Aujourd’hui, de nombreux Mauritaniens estiment que le pouvoir de Mohamed Ould Ghazouani devrait suivre cet exemple et revenir sur une mesure devenue impopulaire, afin de répondre aux préoccupations de la jeunesse et de prévenir un mécontentement plus large.