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23-03-2026

09:36

Crise du carburant au Mali : plus d’une centaine de jihadistes présumés libérés contre le passage des convois

Jeune Afrique -- Un élu malien a confirmé la « libération de plus de 100 jihadistes » contre l’ouverture d’un corridor « pour laisser passer des convois de camions-citernes ».

Plus d’une centaine de jihadistes présumés ont été libérés en début de semaine au Mali dans le cadre d’une trêve sur les attaques de convois de carburant qui asphyxient l’économie, a-t-on appris dimanche 22 mars de sources sécuritaires et d’officiels locaux.

Depuis septembre 2025, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, attaquent les convois de camions-citernes allant jusqu’à complètement gripper l’économie dans la capitale en octobre.

Arrivée de convois de carburant à Bamako

Après plusieurs mois d’accalmie, au début du mois de mars, les Bamakois ont de nouveau été confrontés à une pénurie de gazole dont les stocks servaient à alimenter les centrales thermiques en priorité.

Depuis l’accord conclu en milieu de semaine, juste avant la fête de la Korité marquant la fin du ramadan, la situation s’est nettement améliorée dans la capitale malienne avec l’arrivée de convois de carburant.

Un élu a confirmé la « libération de plus de 100 jihadistes » contre « l’ouverture d’un corridor », « pour laisser passer des convois de camions-citernes ». « Nous avons appris que cette semaine plus d’une centaine de jeunes accusés d’être des jihadistes ont été libérés par la sécurité d’État (services de renseignements). En contrepartie, des convois de carburant n’ont pas été attaqués », abonde un élu du centre du Mali qui réside à Bamako.

« Discussions entre les jihadistes et le gouvernement »

Une source sécuritaire malienne a confirmé que « dans le cadre de la paix et de l’unité nationale, des mesures d’élargissement ont été prises », sans préciser la nature de l’accord. Plusieurs sources sécuritaires ont indiqué que la trêve resterait en vigueur jusqu’à la grande fête musulmane de la Tabaski, qui aura lieu fin mai.

« Beaucoup de Peuls arrêtés ont également été relâchés », a appris l’AFP auprès d’une association de défense de cette population souvent amalgamée avec les jihadistes. Une source communautaire confirme la libération de huit jeunes originaires du centre du pays. « Ils sont traumatisés par les traitements qu’ils ont subis, a-t-elle dit. Ils cherchent à rejoindre leurs familles. Ils ont été libérés dans le cadre de discussions entre jihadistes et le gouvernement. »

(Avec AFP)



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