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Le président Ghazouani à l’opposition : « le choix d’addax est imposé par la faiblesse des structures de stockage à Nouakchott »
SAHARA MEDIAS - Le président du parti Sawab, Abdessalam Ould Horma, a déclaré que le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani leur avait fait savoir que le choix par le gouvernement de la société Addax pour approvisionner le marché mauritanien en carburants leur avait été « imposé » en raison de l’absence d’infrastructures suffisantes pour stocker le carburant dans le pays.
Ould Horma a ajouté, lors d’une interview accordée à la chaîne Sahara 24, que lors de sa rencontre avec les institutions de l’opposition, Ould Cheikh El Ghazouani avait expliqué que le choix de la société Addax était lié au fait qu’elle dispose de dépôts à proximité, à Las Palmas en Espagne, ce qui permet d’approvisionner le marché mauritanien depuis l’étranger en l’absence de capacités de stockage locales suffisantes.
Le président du parti Sawab a souligné que cette situation est liée au manque de réservoirs à Nouakchott, ce qui oblige l’acheminement du carburant de Nouadhibou vers la capitale, précisant qu’une partie des infrastructures actuelles date de l’époque du défunt président Mokhtar Ould Daddah et qu’elles ont besoin d’être rénovées.
Ould Horma a expliqué que la faiblesse des capacités de stockage rendait le marché fragile et entraînait des coûts supplémentaires pour les consommateurs, soulignant que l’entreprise active dans ce secteur profitait de cette pénurie pour imposer des frais supplémentaires, notamment au titre de l’assurance, selon ses propres termes.
Il a déclaré que l’infrastructure de stockage des carburants relevait de la responsabilité de l’État, ajoutant que le fait de s’en remettre à une seule entreprise pendant une longue période aurait dû se faire dans le cadre de contrats plus courts, afin de limiter sa mainmise sur le secteur.
Ould Horma a ajouté que l’opposition, s’appuyant sur ce qu’il a qualifié d’étude menée sur l’entreprise, considère que celle-ci ne figure pas parmi les plus grandes entreprises du secteur et qu’elle fait l’objet de critiques concernant la transparence, soulignant l’existence de reportages médiatiques faisant état de soupçons de corruption dans le secteur.
Le président du parti Sawab a souligné que « la corruption constitue un facteur essentiel de la situation actuelle, qu’elle affecte le développement du secteur, limite les opportunités économiques et rend le marché plus vulnérable aux fluctuations des marchés extérieurs ».