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Dissolution du Conseil national de la jeunesse : mise en œuvre officielle du décret présidentiel
LE QUOTIDIEN DE NOUAKCHOTT -
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le processus de réforme des structures dédiées à la jeunesse en Mauritanie. Le ministre, directeur de cabinet du Président de la République, Nani Chrougha, a transmis un décret au ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, Abdallahi Louly, actant officiellement la dissolution du Conseil national de la jeunesse.
Selon les dispositions de ce décret, l’ensemble des biens, actifs et passifs du Conseil sera transféré au département ministériel en charge de la jeunesse. Cette mesure vise à assurer une transition administrative et financière structurée, tout en permettant la continuité des missions liées à l’encadrement et à la promotion des jeunes.
Cette décision intervient près de six mois après l’annonce faite par le Président de la République, Mohamed Ould Ghazwani, le 22 novembre dernier.
S’exprimant à cette occasion lors de la cérémonie de clôture du Congrès national pour l’autonomisation des jeunes, organisée au Palais des congrès « Mourabitoun », le chef de l’État avait déclaré la dissolution du Conseil, précisant que ses prérogatives seraient transférées à une nouvelle entité technique en cours de création.
Le Conseil national de la jeunesse avait été institué le 6 septembre 2022 par le décret n°135-2022. Placé sous l’autorité de la Présidence de la République, cet organe se composait d’un bureau exécutif de 22 membres, représentant l’ensemble des wilayas du pays, avec pour mission de servir de cadre de concertation et de proposition sur les politiques publiques en faveur des jeunes.
Sa création s’inscrivait dans la continuité des mécanismes de participation des jeunes à la vie publique, succédant au Conseil supérieur de la jeunesse, mis en place en 2015 sous la présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz, et composé de 14 membres.
Avec cette dissolution désormais formalisée, les autorités mauritaniennes semblent amorcer une nouvelle orientation dans la gouvernance des politiques de jeunesse, misant sur une structure plus technique et, potentiellement, plus opérationnelle pour répondre aux attentes croissantes de cette frange importante de la population.