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Attaques au Mali : "Une grande mobilisation patriotique" en soutien au pouvoir
TV5 MONDE -
À l'appel des autorités, environ un millier de personnes se sont réunies ce samedi 9 mai à Bamako dans "une grande mobilisation patriotique", en soutien au pouvoir, après les attaques menées fin avril par les djihadistes et des rebelles du FLA.
Environ un millier de personnes se sont rassemblées ce samedi 9 mai à Bamako, au Mali pour soutenir le pouvoir après les attaques sans précédent fin avril des djihadistes et des rebelles du FLA (Front de libération de l'Azawad) contre le régime, plus affaibli que jamais.
Le Mali fait face à une situation sécuritaire critique après ces attaques coordonnées d'ampleur menées les 25 et 26 avril par des djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion du FLA.
Des hommes, des femmes et des jeunes se sont réunis samedi après-midi dans la capitale à l'appel des autorités pour "une grande mobilisation patriotique". Parmi les manifestants, beaucoup étaient drapés aux couleurs vert, jaune et rouge du Mali. Certains arboraient également des pancartes avec des messages de soutien aux autorités. "À bas la France", "Non aux traitres de l'intérieur", a notamment scandé la foule.
Plusieurs personnalités ont pris la parole pour dénoncer ces attaques au cours desquelles le ministre de la Défense Sadio Camara, un des piliers du pouvoir, a été tué. "Participer au meeting, c'est dire non à la division du Mali ", a lancé depuis un podium Bourama Soumano, un célèbre griot malien.Environ 200 personnes se sont aussi rassemblées samedi matin à Sikasso (sud) pour apporter leur soutien aux autorités, selon des sources administratives.
Depuis cette offensive inédite de la part des rebelles du FLA alliés au JNIM, les autorités ont perdu le contrôle de plusieurs localités dans le nord du pays, notamment la ville-clef de Kidal. Les djihadistes ont par ailleurs instauré depuis le 30 avril un blocus routier sur différents axes stratégiques menant vers Bamako.
La mort de Sadio Camara, les attaques coordonnées des groupes armés, le blocus de Bamako et la perte de Kidal ont ébranlé le pouvoir et son leader, le général Assimi Goïta, plus affaiblis que jamais. Plusieurs personnes, dont des opposants et des militaires, ont été arrêtées ces derniers jours dans les zones encore sous contrôle des militaires.
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avec AFP