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08-08-2026

18:29

L’ancien officier de l’armée de l’air Ould Ahmed Abd remet sur la table le dossier des putschistes et interpelle le président Ghazouani

SHEMS MAARIF - L’ancien commandant et ex-ministre Ould Ahmed Abd a accordé une longue interview à un site d’information de la place, au cours de laquelle il est revenu en détail sur les coups d’État et tentatives de coups d’État qui ont secoué la Mauritanie entre 2000 et 2004.

Les événements de 2000, du 8 juin 2003 et de 2004 ont été longuement évoqués. L’ancien officier de l’armée de l’air a expliqué ce qui, selon lui, a conduit à l’échec de ces différentes opérations. Mais c’est surtout son témoignage sur le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani qui retient l’attention.

Commandant du Bataillon blindé à l’époque des événements de 2003, Ould Ghazouani est décrit par Ould Ahmed Abd comme un officier dont la réputation de courtoisie, de disponibilité et d’écoute faisait alors l’unanimité auprès de ceux qui le rencontraient.

L’ancien commandant affirme que des personnes ayant des problèmes avec l’ancien chef de l’État se rendaient auprès de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et trouvaient auprès de lui une oreille attentive. Certaines, selon son témoignage, voyaient même leurs problèmes réglés grâce à son intervention.

Un portrait qui tranche avec l’attente exprimée aujourd’hui par l’ancien officier.

Ould Ahmed Abd affirme en effet que le dossier des militaires et des personnes impliquées dans les événements de 2000, du 8 juin 2003 et de 2004 avait été soumis au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dès le début de son mandat.

Selon lui, le président avait alors promis de trouver une solution à ce dossier. Mais plusieurs années plus tard, cette promesse semble toujours attendre sa traduction dans les faits.

« Nous attendons encore », résume en substance l’ancien commandant, qui refuse manifestement de considérer ce dossier comme définitivement clos.

En fin d’entretien, Ould Ahmed Abd formule toutefois un espoir : voir enfin leur situation réglée dans le cadre du traitement du passif humanitaire.

Pour lui, les deux dossiers sont intimement liés et ne peuvent être dissociés.

Plus de vingt ans après les événements de 2000, 2003 et 2004, le témoignage d’Ould Ahmed Abd remet donc sur la table une question particulièrement sensible de l’histoire politique et militaire récente de la Mauritanie : que reste-t-il aujourd’hui de la promesse faite par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de régler le dossier de ceux qui attendent depuis plus de deux décennies ?





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