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21-08-2026

09:54

Mauritanie: face aux appels à un troisième mandat présidentiel, l'opposition refuse de changer les règles électorales

RFI-Afrique -- En Mauritanie, depuis plusieurs semaines, on assiste à des appels pour un troisième mandat du président Mohamed Ould Ghazouani. Ces appels se sont intensifiés cette semaine lors des activités touristiques organisées dans le département de Kiffa, à l’est du pays.

Les auteurs mettent en avant les réalisations du chef de l'État et de son gouvernement, estimant que c’est dans l’intérêt de la nation. L’opposition ne veut pas l'entendre et rappelle que la Constitution limite les mandats à deux et qu’il n’est pas question de la changer.

Abdallah Hormattalah, membre de la majorité présidentielle, estime qu’il est tôt de parler d'un troisième mandat, mais toutefois il n’exclut pas une réforme constitutionnelle du pays : « On n’a pas encore fini le second mandat. Il faut continuer à apporter son soutien à Mohamed Ould Ghazouani et à accompagner le peuple mauritanien dans ses réalisations, explique-t-il.

Le jour où on aura fini ce mandat, en ce moment, on parlera de la suite pour qu'il y ait une continuité de cette action-là, je pense qu'une réforme de la Constitution proposée par les camps politiques et validée au niveau de l'Assemblée ne fait que restaurer une vitalité à notre vie politique », explique-t-il.

De son côté, l’opposant, Biram Dah Abeid, arrivé deuxième aux dernières élections, affirme qu’un troisième est contraire à la Constitution. « Les appels à un troisième mandat se multiplient et pas dans la rue, mais à travers des cadres officiels portés par des responsabilités. Je m'adresse au chef de l'État. Il a juré de respecter la Constitution.

Allez-vous tenir ce serment ou allez-vous le contourner ? Et qu'on ne se trompe pas de débat, il ne s'agit pas seulement du général Ghazouani, il s'agit de savoir si dans ce pays, un président peut changer les règles pour rester au pouvoir. »

Lors de son dernier face-à-face à la presse nationale, le président Mohamed Ould Ghazouani avait dit qu’il ne serait pas dans une logique contraire à la Constitution.

Avec notre correspondant à Nouakchott, Moussa Oumar Barry



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