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17-09-2026

18:16

En Guinée, la chaîne France 24 interdite de diffusion après qu’un présentateur a qualifié le chef de l’Etat, Mamadi Doumbouya, de « président putschiste »

Le Monde Afrique -- Depuis l’arrivée au pouvoir du général Doumbouya, les principaux partis politiques ont été dissous, les manifestations, interdites, sont réprimées et de nombreux dissidents ont été arrêtés, condamnés, poussés à l’exil ou sont portés disparus.

Les autorités guinéennes ont interdit, jeudi 17 septembre, « avec effet immédiat » la diffusion de France 24 sur l’ensemble du territoire, après qu’un présentateur a qualifié le chef de l’Etat, Mamadi Doumbouya, de « président putschiste ». La Haute Autorité de la communication (HAC) avait protesté mercredi contre l’emploi « délibéré » de ce « qualificatif inapproprié » dans un journal télévisé diffusé le 14 septembre.

France 24 a reconnu sur son site avoir « qualifié par erreur » M. Doumbouya de « président putschiste ». La chaîne avait également annoncé à l’Agence France-Presse, mercredi soir, qu’elle présenterait « ses excuses » et rectifierait « cette erreur à l’antenne ».

Le régulateur a néanmoins justifié l’interdiction par le « maintien des propos incriminés ». L’extrait était encore accessible jeudi matin sur le site de la chaîne, à laquelle la HAC avait demandé d’effectuer les « rectifications éditoriales nécessaires sur l’ensemble de ses canaux numériques ».

Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest dirigé d’une main de fer par Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2021 avant d’être élu président en décembre 2025 à l’issue d’un scrutin sans opposant d’envergure, la HAC a suspendu plusieurs médias par le passé.

France 24 déjà visée dans d’autres pays africains

La chaîne a déjà été interdite au Mali, au Burkina Faso et au Niger, trois pays sahéliens dirigés par des régimes militaires souverainistes, qui se sont détournés de la France pour se rapprocher politiquement et militairement de la Russie.

France 24 n’émet pas non plus au Togo, où elle avait été suspendue en 2025, initialement pour trois mois, mais où elle n’a pas été rétablie depuis.

La HAC a également retiré mercredi son accréditation de presse à Diawo Barry, correspondant du journal Jeune Afrique, pour « manquements professionnels », sans préciser les articles incriminés.

Depuis l’arrivée au pouvoir du général Doumbouya, les principaux partis politiques ont été dissous, les manifestations, interdites, sont réprimées et de nombreux dissidents ont été arrêtés, condamnés, poussés à l’exil ou sont portés disparus.

Ces dernières années, l’accès à Internet et aux réseaux sociaux a été restreint à plusieurs reprises. Lire aussi l’enquête | Article réservé à nos abonnés Comment la France est devenue indésirable dans le Sahel

Le Monde avec AFP



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