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22-10-2026

11:12

Le Parlement européen décerne le prix Sakharov à la CPI, un signal fort face aux sanctions américaines

EURONEWS - L'administration Trump est en "guerre" contre la CPI depuis plusieurs mois, lui reprochant le mandat d'arrêt émis contre Benjamin Netanyahu et une enquête visant des soldats américains.

Jeudi, le Parlement européen a décerné à la Cour pénale internationale (CPI) le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, marquant son opposition aux sanctions américaines qui menacent les activités de la Cour.

Attribué chaque année, ce prix récompense des personnes et des organisations engagées dans la défense des droits humains et des libertés fondamentales. Parmi les précédents lauréats figurent Nelson Mandela, ancien président sud-africain, et Alexeï Navalny, opposant russe décédé en détention.

Le 9 octobre, l'administration de Donald Trump a annoncé des sanctions contre la CPI, après avoir vivement critiqué son mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ainsi que son enquête sur les agissements des forces américaines en Afghanistan.

"C'est un message d'espoir et de résistance adressé à Donald Trump. Nous n'abandonnerons pas l'État de droit et la justice internationale. Nous resterons aux côtés de la CPI aussi longtemps qu'il le faudra", a déclaré l'eurodéputée française Chloé Ridel, qui a présenté la candidature de la Cour.

Les chefs des groupes politiques du Parlement européen ont choisi la CPI parmi trois finalistes. Les deux autres candidats étaient l'avocat tanzanien Tundu Lissu, victime de persécutions politiques, et les sœurs iraniennes Taraneh et Romina Rahimi, nommées au nom de toutes les personnes persécutées par les autorités iraniennes.

Le groupe des Socialistes et démocrates (S&D), à l'origine de la candidature de la CPI et de ses responsables, a finalement obtenu le soutien des autres groupes politiques. Ce choix en a surpris certains, qui s’attendaient à voir Tundu Lissu remporter le prix.

La semaine dernière, des eurodéputés de différents horizons politiques ont appelé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à protéger la CPI, basée aux Pays-Bas, contre les sanctions américaines.

Ils ont réclamé l'utilisation de "tous les instruments dont nous disposons", en particulier le règlement de blocage de l'Union européenne, qui protège les entreprises et les particuliers européens des effets de certaines sanctions étrangères.

La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a qualifié la menace de sanctions contre la CPI de "non acceptable" le 9 octobre, réaffirmant l'attachement du bloc au droit international. L'UE n'a pas encore pris de mesures concrètes.

Par Vincenzo Genovese & Euronews





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